ECRIT AVEC DU

SANG

Une pieuse étude biblique sur le sang de Christ


ROBERT E. COLEMAN

















A mes étudiants

qui, dans la priêre, se sont penchés, avec moi,

sur leur Bible ouverte





















Inébranlable est mon salut,

Car il est bâti sur Jésus;

Mon coeur est lavé dans Son sang,

Sa justice est mon vêtement.


Refrain:

Tout n’est que sable et vanité;

Mais sur Jésus, le vrai Rocher,

Je bâtis pour l’éternité.


Mes propres oeuvres de piété

N’étaient qu’un vêtement souillé;

Plaidant coupable, j’ai reçu

Par pure grâce un plein salut!


En vain la tempête et les flots

Ballottent mon petit bateau:

Mon ancre tient, plantée au ciel

En Christ, le Rocher éternel.


Edward Mote, traduit par C. Glardon







TABLE DES MATIERES


Avant-propos 5

Introduction 6

1. Le don de la vie 12

2. Le coeur pur 31

3. L’Agneau Pascal 51

4. Le sang de l’alliance 71

5. L’oeuvre accomplie 89

Conclusion 107












Seigneur, que la terre entière

S’éveille à Ta grande voix,

Et se lève à la lumière

Qui rayonne de Ta croix.


Refrain:

Après la nuit vient l’aurore:

Voici l’heure du réveil.

Que toute âme, ô divin soleil,

Te contemple et T’adore!


Ton sang lave notre crime

Et dissipe nos remords:

En mourant, sainte victime,

Tu fais renaître les morts.


Arrache à l’enfer sa proie,

Tout-puissant ressuscité!

Sème à pleines mains la joie

Sur ce monde dévasté.


Erreur, péché, nuit mortelle,

Fuyez dans le noir passé!

Pour moi la vie éternelle

Par Jésus a commencé.





AVANT-PROPOS


L’homme moderne tend à exprimer une certaine répulsion lorsqu’on lui parle du sang du Christ. Le sang de Christ, voilà une chose qui le met mal à l’aise et qu’il va même jusqu’à trouver repoussante. J’ai reçu, il y a quelques années, une lettre d’une dame qui était très en colère, elle était allée à l’église le dimanche précédent. Nous y avions chanté un cantique parlant du sang de Christ qu’elle décrivait ainsi: “Une subsistance des rites primitifs sanglants du passé.”

Il est certain que dans la Bible, tout ce qui a trait au sang a besoin d’être tout à fait bien compris. Des expressions étonnantes comme: “boire le sang de Christ”, ou bien “laver nos robes dans le sang de l’Agneau,” sont des images plutôt dramatiques. Ce sont des symboles qui ont besoin d’être interprétés plutôt que d’être imaginés et perçus sous une forme réelle.

En conséquence, le livre du Docteur Coleman répond à un grand besoin. Il dit avec modestie que c’est un livre de dévotions (d’aide à la prière), mais en réalité ce livre va plus loin. C’est l’étude approfondie d’une vérité biblique fondamentale, écrite clairement et bien documentée; elle ne manquera pas d’ouvrir l’esprit et de réchauffer le coeur de tout lecteur chrétien.


J. R. Stott

Recteur de All Souls Church

Langhan Place, London




Il est vêtu d’un manteau

trempé de sang. Son nom

est la Parole de Dieu

(Apocalypse 19:13).




INTRODUCTION


De nos jours on parle beaucoup de communication. Comment communique-t-on ses idées à une autre personne? Il ne suffit pas de capter son attention, mais il faut aussi être bien compris et être interprété correctement. Il n’est pas étonnant que l’on trouve une marge de crédibilité entre ce qui est dit et ce qui est compris.

Cette difficulté est encore plus apparente lorsque l’on traite des réalités intangibles de l’homme intérieur. Comment disons-nous à une personne que nous l’aimons? Comment, dans ce monde matérialiste, faisons-nous connaître les dimensions spirituelles de la vie et de l’immortalité? Avant toute chose, comment saisissons-nous le sens de Dieu? L’abîme entre Son absolue perfection et notre expérience bornée est si grand que nous pourrions nous demander comment Il peut communiquer avec nous. Pouvons-nous même être certains d’une vérité éternelle?



LE LANGAGE DE L’AME


Voilà un problème auquel la Bible tente honnêtement de répondre. C’est l’histoire de l’oeuvre divine lorsque Dieu Se révèle et fait connaître Ses intentions. Puisqu’Il s’adresse aux hommes et non aux anges, Il s’exprime de la manière suivante qui est la plus compréhensible pour les créatures terrestres. La splendeur physique de la nature, les évènements qui se sont déroulés au cours de l’histoire, la voix des prophètes inspirés par le Saint-Esprit, tout cela concourt à exprimer Son message. Mais Il parle de façon suprême par Son propre Fils: Jésus-Christ, la Parole de Dieu faite chair et vivant au milieu de nous.

En nous amenant à voir la nature de Sa vie et de Sa mission, Dieu revêt Sa Parole de concepts qui identifient notre recherche spirituelle. Un de ces moyens les plus frappants est le sang. La substance, dans le domaine physique, est si intimement liée au mystère de la vie et de la mort qu’il est tout naturel qu’elle devienne un symbole ayant une signification religieuse.

Aucun language n’est plus universel, ni plus ancien. Depuis des temps immémoriaux, les peuples de toutes les cultures du globe ont utilisé le sang pour exprimer ces sentiments indicibles de l’âme que nous partageons tous.1 Comme tel, il est une composante commune des aspirations de l’homme lorsqu’il sort de lui-même. Le sang n’a pas toujours été justement utilisé, cela ne fait aucun doute, et sa signification a été grossièrement pervertie. Mais il demeure malgré tout, pour parler des efforts sans fins de l’homme pour communiquer avec un autre domaine de la réalité.2

Nous ne devrions pas être surpris, en conséquence, par la fréquence de la mention du sang dans la Bible. Il y est mentionné spécifiquement 460 fois.3 Si l’on comptait aussi les concepts proches ou analogues tels que l’autel, le sacrifice, l’offrande, l’alliance, l’holocauste, le pardon et bien d’autres, il faudrait alors multiplier ce chiffre des centaines fois. En fait, je doute qu’il existe une seule page de la Bible où il n’est fait quelqu’allusion au sang. C’est le filigrane écarlate que l’on retrouve dans la trame de toute la révélation, comme un témoin merveilleux du drame de la rédemption.


1. On peut trouver des renseignements sur les rites cérémoniels utilisant le sang dans presque n’importe quel ouvrage d’anthropologie.

2.Certains d’entre nous ont discuté le fait que, à un certain moment dans l’histoire, il y a peut-être eu une révélation de la signification spirituelle du sang. Cela serait peut-être l’explication du fait universel de la prêtrise et des sacrifices. Mais s’il en était ainsi, cette signification aurait vite été oubliée. Les hommes utilisent encore le sang dans leurs rites, mais sa signification a été corrompue. En conséquence, ce qui devait être une bénédiction est devenue une malédiction. Je ne sais si cette théorie est bonne ou mauvaise. Mais il semble que ce soit seulement dans la Bible que nous trouvions une révélation juste de la valeur du sang. L’unicité de l’utilisation, très tôt dans l’histoire, du sang, par les Israëlites, en contraste avec les pratiques religieuses des peuplades qui les entouraient, est confirmée par les recherches de nombreux érudits.

3.Nous trouvons 362 références en Hébreu et 98 en Grec, dans environ deux-tiers des livres de la Bible. Le mot est utilisé le plus souvent dans le Lévitique et dans Ezéchiel, dans l’Ancien Testament, dans les Hébreux et l’Apocalypse, dans le Nouveau Testament.



LE SANG DE CHRIST


Si nous le considérons par rapport à Christ, le sang représente l’essence véritable d’un amour saint. C’est le breuvage qui donne la vie éternelle. C’est la clé qui nous fait pénétrer dans le sanctuaire intérieur. Il est la garantie d’une alliance éternelle par laquelle nous sommes rendus parfaits pour accomplir la volonté de Dieu. C’est par lui que nous avons la justification, la rédemption, la réconciliation, la sanctification et toutes les autres bénédictions qui découlent de la croix.

Dans le Livre inspiré de Dieu il n’y a probablement pas d’autre

mot qui exprime d’une façon plus frappante le but de l'existence terrestre de notre Seigneur. Les deux sont si intimement liés que lorsque Christ va revenir en majesté Il sera “revêtu d’une robe trempée dans le sang” (Apoc. 19:13). Il semble que cela soit là la volonté divine, Il devait apparaître ainsi pour représenter de façon plus claire Son oeuvre parmi nous.

Le même verset continue: “Son nom est la Parole de Dieu.” Là le vêtement de Christ trempé de sang est lié à la révélation qu’Il donne de Lui-même. En dernier ressort la Parole de Dieu et le sang de l’Agneau sont inséparables. Sans aucun doute, une étude attentive de cette vérité va nous aider à mieux comprendre le Sauveur plein d’amour en qui la Parole de Dieu est vivante.


LES INTENTIONS DE CE LIVRE


Le but de ce livre est de chercher à pénétrer le sens le plus profond du sang de Jésus, incarné et sacrifié, le sang de la personne du Messie.

Je reconnais que ce sujet est bien trop vaste pour être jamais entièrement traité. Il y a là des richesses que seule l’éternité nous révèlera. Les voir équivaut à essayer de compter les étoiles. Plus nos regards parcourent les cieux, et plus notre télescope est puissant, plus nous trouvons d’étoiles. Mais nous n’allons pas laisser notre compréhension limitée nous empêcher d’admirer ce que nous pouvons contempler.

Notre livre est un livre de piété, un guide pour vous aider à étudier notre sujet: le sang. Les chapitres sont divisés en courtes méditations pour vous aider à les lire à des moments séparés. Une série de questions suit chaque section. Nous espérons que vous allez vous arrêter, dans la prière, pour méditer sur la signification de ce concept dans votre vie.



NOS SOURCES D’INFORMATION


Dans ma propre recherche pour mieux comprendre, j’ai suivi le sang, verset par verset, livre par livre, dans toute la Bible. Chaque référence a été examinée dans son contexte. De même, nous avons fait un effort pour interpréter chaque passage à la lumière de l’intention divine, qui est de sauver les hommes par Jésus-Christ.

Nous avons aussi consulté de nombreuses sources secondaires. Bien qu’il y ait peu d’ouvrages de recherche érudite sur ce thème particulier, beaucoup a été écrit sur des sujets qui en sont proches. Nous avons mentionné dans nos notes ces ouvrages comme référence.

Si nous devions sélectionner un livre en particulier qui nous a été utile, je pense que ce serait la collection de sermons d’Arthur Murray: La Puissance du sang de Jésus-Christ et le sang de la croix. Ce petit volume ne contient pas les détails académiques d’autres ouvrages, mais son témoignage simple, pieux et pratique reflète l’esprit de quelqu’un qui a réfléchi longtemps sur ce sujet.



DES EMPREINTES A SUIVRE


Il n’y a pas très longtemps j’ai entendu un missionnaire qui a raconté l’histoire d’un garçon qui était arrivé à l’hôpital de la mission au Kenya avec une blessure béante au pied. Alors qu’il était loin dans la jungle à couper l’herbe il s’était blessé accidentellement. Par mégarde il s’était mis dans la direction d’un couteau long et bien aiguisé que maniait un de ses amis qui travaillait avec lui. Une partie de son talon avait été coupée. Sans attendre ni informer quiconque de ce qui était arrivé, les deux garçons étaient partis dans la campagne pour trouver la station de la mission où ils avaient entendu dire que l’on pouvait trouver une aide médicale. Chaque fois que le petit pied blessé touchait le sol sablonneux, il laissait une trace de sang. Le trajet était long et difficile mais ils étaient enfin arrivés.

Après un certain temps la mère du garçon est, elle aussi, arrivée. Les docteurs étaient surpris qu’elle a trouvé son chemin. Il n’y avait pas de piste bien marquée et elle n’était jamais venue auparavant. On lui a demandé “Comment avez-vous fait?” La chère laissait une légère empreinte sanglante. La route fut longue et difficile, mais enfin ils arrivèrent.

Après un certain temps la mère du garçon apparut à son tour. Les docteurs furent étonnés qu'elle ait pu arriver jusque là. Il n'y avait pas de piste bien définie, et elle n'était encore jamais venue.

On lui demanda: "Comment avez-vous fait?" La femme, si joyeuse d’être avec son fils, a répliqué: “Oh, c’était facile, j’ai tout simplement suivi le sang!”

Dans un sens beaucoup plus profond, c’est ainsi que nous venons à Jésus. Le chemin est dur parfois et passe par de nombreuses tribulations, mais nous n’avons pas besoin d’avoir peur de nous perdre. Tout ce que nous avons à faire c’est de suivre Ses empreintes. On peut les trouver facilement, chacune d’elle est marquée de sang. Le sang nous mènera toujours au Sauveur.


"Pourquoi ce sang, dont je vois des chemins

Les pierres arrosées? O mon Sauveur!

Pourquoi vois-je Tes mains

Par les ronces percées?”


Pour Ma brebis qui s’éloigne de Moi,

Mais dont J’ai vu la misère et l’effroi.”








Le Premier Chapitre

LE DON DE LE VIE


Mon Dieu, je ne pouvais m’élever jusqu’à Toi,

Ton ciel était trop haut, Ton trône inaccessible;

Mais dans Ton grand amour, dans Ta grâce indicible,

C’est Toi qui descendis en Jésus jusqu’à moi.


Mon Dieu, je ne pouvais subsister devant Toi,

Ta présence est trop sainte et Ta gloire trop pure;

Mais par le sang de Christ Tu lavas ma souillure,

Et par l’Esprit c’est Toi qui demeures en moi.


Mon Dieu, je ne pouvais présenter devant Toi

Les besoins de mon coeur dans une humble prière;

Mais maintenant je sais qu’en Toi je trouve un Père

Toujours l’oreille prête à s’incliner vers moi.


Mon Dieu, je ne pouvais rien attendre de Toi,

Qu’un juste châtiment et la mort pour partage

Mais désormais en Christ un céleste héritage

Dans Tes divins parvis est préparé pour moi.

Ed. Oemkens


Si vous ne mangez la chair du

Fils de l'homme et si vous ne

buvez son sang, vous n'avez

pas la vie en vous (Jean 6:53).


Nous sommes tous familiers avec le miracle de la transfusion du sang. C’est la méthode par laquelle on transfert du sang d’une personne à une autre. Grâce à ce processus physique il y a littéralement le transfert de la vie. Si nous reconnaissons ce phénomène physique nous ne devons pas trouver étrange que le sang soit aussi associé à la vie spirituelle qui nous est donnée par la mort expiatoire de notre Seigneur. Voilà donc un bon point de départ pour notre étude.



LE SANG DE LA VIE


La notion de vie, cette qualité mystérieuse que la science n’a jamais été capable de définir de façon satisfaisante, amène immédiatement à l’esprit l’idée de sang. Ce fluide vital coule dans la chair de toutes les formes supérieures d’existence animée. Il apporte la nourriture et l’oxygène nécessaires aux fonctions du corps. C’est aussi le sang qui combat les maladies qui envahissent le corps et qui aide à véhiculer les déchets.

Pour un être humain moyen il y a deux cycles complets de circulation chaque minute. Alors que le coeur pompe le sang au travers du réseau des artères, des capillaires et des veines, chaque cellule est continuellement nettoyée et nourrie. Aucune partie de notre chair ne peut vivre sans être en contact avec ce flot rythmé de la vie.

La plupart des adultes ont de cinq à sept litres de cette substance rouge faite de plasma, de corpuscules et de platelets. Chaque millimètre cube de sang, un point de la taille d’une tête d’épingle, contient 5.500.000 cellules vivantes. Ces cellules durent de 70 à 120 jours. Afin de remplacer ces cellules usées qui ont joué un rôle vital, le corps humain fabrique presque 2.000.000 de nouvelles cellules par seconde.

Cela est vraiment étonnant. Bien que la recherche médicale se soit profondément engagée dans ce mystère, il reste dans ses éléments un secret qui est seulement connu par le Créateur. Et pourtant, en dépit de ce qui reste caché, il est clair que le sang est la composante essentielle de la vie physique. Dans un sens très réel, la vie devient visible par le sang.

Nous pouvons comprendre alors que la Bible puisse parler du sang comme étant la vie, comme étant le principe même de la vie (Genèse 9:5; 1 Chroniques 11:19). L’expression “né du sang” contient la même idée de vie humaine (Jean 1:13; cf. Actes 17:26). Il y a même des cas où le mot vie peut être remplacé par le mot sang.

De la même manière, puisque le coeur est le centre du système de circulation du sang, il devient le symbole de la vie. Le terme est utilisé avec ce sens dans la Bible des centaines de fois, pour représenter toute la personnalité de l’homme. C’est ainsi qu’il est dit que c’est du coeur que viennent les mauvaises pensées (Matthieu 15:19); que les pécheurs doivent déchirer leurs coeurs (Joël 2:13); nous devons croire de tout notre coeur (Romains 10:10); Dieu enlèvera nos coeurs de pierres et Il nous donnera un coeur nouveau (Ezéchiel 11:19).

Le docteur Christian Barnard rapporte qu’un de ses patients sur lequel il était en train de faire une opération du coeur lui demanda de voir le coeur qu’il venait de lui ôter. Pour lui faire plaisir, le docteur fit venir du laboratoire un bocal dans lequel on avait mis le vieux coeur. Alors que l’homme regardait le gros muscle qui, autrefois, avait pompé la vie dans son corps, le célèbre chirurgien réalisa que c’était la première fois au monde qu’un être humain voyait jamais son propre coeur. C’était là réellement un moment historique. Mais pour le malade l’émotion a dû être encore plus profonde, car le vieux coeur était usé. S’il n’avait pas été remplacé, sa vie se serait bientôt terminée. Après une longue pause, l’homme reconnaissant leva les yeux et dit: “Je suis très content de ne plus avoir ce vieux coeur.”

Il est certain que nous ne sommes pas meilleur que notre coeur, que l’on se réfère à notre corps ou à notre âme. Si le coeur est faible et si le sang est malade, la vie est en danger. Mais là où le coeur est solide et où le sang est pur, la vie est pleine de santé et pleine de joie. C’est là ce que Christ veut faire partager à chacun.


Rien ne peut sauver mon âme

Rien que le sang de Jésus!

Pour elle je ne réclame

Rien que le sang de Jésus!


Précieux sang de l’Agneau,

Qui me donne un coeur nouveau;

Rien d’autre, je ne veux plus:

Rien que le sang de Jésus!


Y-a-t-il une relation naturelle entre la vie et le sang?

Que veut dire Paul dans sa prière lorsqu’il dit vouloir que Christ demeure dans nos coeurs? (Ephésiens 3:17).

D’après Hébreux 10:22 qu’est-ce qu’un coeur sincère?



LA SAINTETE DU SANG


La vie vient de Dieu, donc il est tout naturel que le sang (sans lequel il n’y aurait pas de vie) soit considéré avec respect. N’importe quoi, lié ainsi à l’âme, susciterait un sentiment d’étonnement et de solennité - ce qui est encore plus accentué à cause de la relation sacrée du sang avec l’adoration.

C’est pour cette raison que Dieu a donné aux Israëlites l’ordre de ne pas se servir de sang comme aliment. Ils pouvaient manger la chair seulement après que le sang ait été totalement drainé (Lévitique 19:26). “Car la vie de toute chair est dans le sang . . . c’est pourquoi j’ai dit aux Israëlites: Vous ne consommerez le sang d’aucune chair; car la vie de toute chair, c’est son sang” (Lévitique 17:7-14; cf., 3:17; 7:26-27; Deutéronome 12:2; Genèse 9:4).

La violation de cette règle amenait le bannissement de la société juive, à moins de ne se faire pardonner ce péché (Lévitique 7:27; 17:10-14; 1 Samuel 14:32-35). Cela s’appliquait à toutes les sortes de sang, que celui-ci soit utilisé pour les sacrifices ou non. Car, quelle que soit son utilisation, religieuse ou non, le sang était le véhicule par lequel on offrait à Dieu un sacrifice spirituel.

Cette loi était observée par les Juifs avec un tel zèle que dans l’Eglise primitive même les chrétiens non-juifs se virent demander par le Conseil de Jérusalem de ne pas manger “des animaux étouffés et du sang” (Actes 15:20; cf., 21:25). Le rite de la circoncision était vraiment sacré dans le Judaïsme. Il ne fut pas imposé aux gentils, mais l’interdiction de boire le sang était si profondément ancrée dans l’esprit des Juifs qu’elle devait continuer à être respectée. Apparemment on pensait que cette concession faite par les Gentils faciliterait les relations sociales avec leurs frères juifs. De nos jours, évidemment, les Juifs orthodoxes ne mangeront que de la viande kachère, c’est-à-dire, une viande sans le sang et dont l’animal a été mis à mort suivant la coutume juive.

Du temps d’Israël, on ne devait pas seulement saigner tout animal et toute volaille avant de le manger, mais la loi stipulait que le sang devait être répandu sur le sol “comme on répand de l’eau” et qu’on devait aussi le recouvrir de poussière (Lévitique 17:13; Deutéronome 12:16; 15:23; cf., Ezéchiel 24:7). Rendre le sang à la terre suggérait que l’on rendait la vie de l’animal à Dieu le Créateur de la terre, le couvrir de poussière était l’image d’un enterrement.

Dieu a très tôt voulu enseigner à Son peuple que le sang avait une origine divine. C’était le symbole physique de la vie et de la mort créés par Lui. Dans son sens le plus élevé, le sang parlait de Celui qui, un jour, donnerait Sa propre vie pour le monde, le Fils incarné Lui-même. Bien que nos ancêtres primitifs ne pouvaient se représenter ce message final, ils savaient néanmoins que le sang appartenait à Dieu, et que d’une certaine façon ils représentait leur rédemption.

La vie de Jésus et Son sacrifice ont donné au sang son sens véritable. C’est pourquoi, sous quelque forme qu’il soit il devait

être respecté. Au temps accompli, du sang coulerait dans les veines d’Emmanuel. Et, un certain jour, il y a presque deux milles ans, Son sang coulerait sur la croix. “Lors de la création Dieu a donné à l’homme Son souffle de vie, au Calvaire Il a donné Son sang pour lui. Il a donné Son sang parce qu’Il avait donné Son souffle. Tous deux sont des symboles de Sa vie”.


Un regard sur Ta croix sanglante,

Jésus, fait déborder mon coeur

D’amour et de douleur poignante,

D’amour et d’éternel bonheur.


Oui, c’est en Toi, c’est dans Ta grâce,

Que j’ai trouvé, divin Sauveur,

Le remède sûr, efficace,

A la souillure de mon coeur.


Aussi, devant Ton sacrifice,

Devant Ton corps brisé pour moi,

Je bois, ému, au saint calice,

Que Ton amour offre à ma foi.

Dr. Lowell Mason


Lisez 1 Samuel 14:31-35, et remarquez la grave offense des Israëlites qui avaient mangé de la viande qui n’avait pas été saignée à l’avance suivant les rites prescrits.

A la lumière de Lévitique 17:10-14 et Deutéronome 12:23-24, dites pourquoi Dieu a défendu la consommation du sang?

De quelle façon ce que le sang a de sacré se réfère-t-il à Christ?

Que pensez-vous de votre propre sang?



LA VIE DONNEE EN LA MORT


La vie donnée en la mort est prise par le sang répandu. Non pas que la vie vienne de la chair, mais plutôt dans le sens que la vie est amenée à un terme. Elle est terminée; elle a été drainée hors du corps, le sang signifie la mort.

C’est là, normalement, la signification du terme dans l’Ecriture. Par exemple, lorsque l’on dit aux saints que: “Leur sang est précieux aux yeux de l’Eternel” (Psaume 72:14), cela indique que la mort est une bénédiction lorsqu’on a vécu pour le Seigneur (Psaume 116:15). D’un autre côté, quand on décrit la mort des pécheurs on dit que: “Leur sang sera sur eux” (Lévitique 20:9-11; 12,13,16,17; 2 Samuel 1:16). Il est intéressant qu’un cimetière ait été appelé “le champ du sang” (Matthieu 27:8; Actes 1:19).

Une des utilisations les plus graphiques du mot se trouve en rapport avec les lois concernant le meurtre. La vie appartient à Dieu qui est Celui qui la donne, et c’est Lui-seul qui peut la reprendre. En conséquence il est interdit à l’homme de verser “le sang innocent” (2 Rois 24:4; Deutéronome 19:10; Jérémie 22:3). Si un tel acte a été accompli, celui “coupable du sang” doit livrer sa vie en échange (Nombres 35:27, 33; cf., Genèse 9:6).4 Le cri du sang versé monte de la terre demandant vengeance (Genèse 4:1; Esaie 26:21). Et Dieu fera payer pour le sang répandu, pour la vie qu’Il avait donnée (Deutéronome 32:43; Ezéchiel 35:6; 36:18; Luc 11:50; Apocalypse 6:10; 19:2).

Jésus a souligné ce principe lorsqu’Il a déclaré que le sang des prophètes serait redemandé à “cette génération” (Luc 11:50-51; Matthieu 23:30).

Combien plus encore Sa mort ne va-t-elle pas amener une mise en accusation? Car le cri du peuple trouve encore un écho dans le coeur de l’homme: “Que Son sang retombe sur nous et sur nos enfants” (Matthieu 27:25; cf., Actes 5:28).

Quand on parle de Christ, si on mentionne le sang, c’est Son sang versé. Comme l’a écrit J. Belm “la croix elle-même n’est qu’une expression plus claire de la mort de Christ dans sa signification de salut.”

Cela parle encore plus lorsqu’on interprète l’oeuvre de pardon du Seigneur. Car cela veut dire que c’est le sacrifice à la mort de Christ, et non Son existence méritoire, qui nous donne la rédemption.5 Et pourtant, c’est grâce à ce qu’Il a été, lors de Sa vie, que Sa mort a une signification éternelle. La raison de Sa mort ne changera jamais. Dans les siècles à venir nous Le contemplerons comme étant notre Sauveur bien-aimé qui a donné Son sang pour nous.

Divin Sauveur, Toi qui vins sur la terre

Pour y mourir sur un infâme bois,

Le coeur ému, j'approche du Calvaire;

Que Ton Esprit m'enseigne à contempler Ta croix.


Là. je puis voir la grandeur de l'abîme

Où par amour, Jésus est descendu,

Et les tourments de la sainte Victime

Me disent qu'à jamais, sans Christ, j'étais perdu.


Mon seul refuge est dans sa meurtrissure;

Là. j'ai trouvé le pardon et la paix,

Et, sous le sang qui lava ma souillure,

Je puis de tout péché rester libre à jamais.

Ernest Favre


Pourquoi Dieu devrait-Il venger le sang de Ses serviteurs?

Notez Deutéronome 32:43 et Psaumes 9:12. De quelle façon cela a-t-il rapport à Christ?

Pourquoi le sang de Christ possède-t-il toujours le pouvoir de Sa vie donnée dans la mort?

Le sang de Christ est-il un symbole de vie ou de mort? Quelle différence cela fait-il lorsque l’on interprète l’expiation?


4. Selon la loi le parent le plus proche du défunt devait devenir le “vengeur du sang” (Nombres 35:19-21; Deutéronome 19:12-13). Si cela lui était possible, il devait lui-même exécuter la vengeance. Après la mise à mort du meurtrier, aucune autre vengeance n’était perpétrée (Deutéronome 24:16; 2 Rois 14:6). Dans le cas d’un meurtre involontaire celui qui avait tué était autorisé à s’enfuir et à se mettre à l’abri dans une des villes de refuge mises à part pour cette fonction (Nombres 35:25; Deutéronome 19:4). Tuer en état de légitime défense et l’exécution des criminels selon la loi ne tombaient pas sous la loi du sang versé, bien qu’il soit nécessaire de faire propitiation malgré tout. Les responsables étaient coupables du sang versé par les meurtriers sous leur commandement (1 Rois 2:5-9; 31-33). En dernier recours, évidemment, c’est Dieu qui traitait avec la culpabilité du sang versé (Genèse 9:5; 1 Rois 2:32; Psaumes 79:10; Job 16:18-21). Ces lois établies alors semblent sévères par rapport à notre société contemporaine si permissive, mais on doit se souvenir que les tribus primitives d’Israël n’avaient pas subi les influences temporisantes de notre culture. Sans ces lois définies avec précision il est possible que les Israëlites se seraient exterminés entre eux. Néanmoins Dieu ne peut ignorer la désécration de ce qui est saint. Il doit enseigner à Son peuple le respect de la vie. Ce n’est pas là une raison pour l’existence de la peine de mort de nos jours, mais cela veut dire que l’on ne peut traiter à la légère le sang versé. Il est intéressant de noter que le mot “vengeur” veut dire “le parent qui rachète” (Deutéronome 25:5-10; Ruth 4:1-8). Jésus est le parent qui nous rachète et c’est Lui Qui vengera notre sang répandu (Esaïe 63:1-6; Apocalypse 14:14-20; 19:11-21).

5. Certains érudits déclarent que c’est la vie contenue dans le sang qui provoque le pardon de Dieu. L’idée est que le sang posséde certains pouvoirs spéciaux qui vivifient et qui sont libérés par le sacrifice. Si cela est appliqué au sang de Christ, cela suggère que c’est la vie du Seigneur et non Sa mort qui est devenue le moyen de notre rédemption. J’apprécie



L'UN POUR L'AUTRE


Le sacrifice éclaire la signification spirituelle du sang. C’est un abandon volontaire de ce que l’homme a de plus précieux dans son honnête désir d’entrer en communion avec Dieu. Comme tel, le véritable sacrifice exprime l’adoration le plus élevée dont l’homme est capable. Dans le sang versé, la vie était versée jusqu’à la mort. L’homme ne pouvait donner plus et Dieu ne pouvait accepter rien de moins.

L’acte d’adoration était représenté pendant toute la cérémonie d’offrande d’un animal substitué pour le fidèle. Pour mieux souligner la valeur de substitut, la victime innocente devait appartenir à celui qui l’offrait, en toute propriété. Si la personne n’avait pas d’animal requis à offrir, il pouvait en acheter un pour cette occasion. Quelle que soit la sorte d’animal utilisé, il devait être sans défaut et considéré comme “parfait” (Lévitique 22:21-24)

Après avoir sélectionné le substitut adéquat, l’individu l’amenait à la porte du tabernacle “devant le Seigneur” (Lévitique 1:3; 4:4). Là il mettait son sacrifice sur l’autel de telle sorte qu’il faisait face au Saint des Saints. Quelquefois, avec l’aide du sacrificateur, il liait l’animal aux cornes de l’autel.

Celui qui offrait le sacrifice mettait alors ses mains sur l'offrande en déclarant la raison pour laquelle il offrait le sacrifice (Lévitique 1:4; 4:4). C'était comme si quelqu'un se séparait de ses péchés et les transférait dans le corps de l'animal sans défense. Si le sacrifice avait été amené par plus d'une personne, chacune d'elles devait poser les mains sur la victime. Dans certain sacrifices à l'intention de tout le peuple "les anciens," les représentants de la congrégation, posaient les mains sur la victime (Lévitique 4:15). Le jour du grand pardon, le souverain sacrificateur posait les mains sur la victime, il représentait le peuple tout entier (Lévitique 16:21).

Pour les sacrifices plus personnels on pouvait faire la mise à mort soi-même. C’était les sacrificateurs qui faisaient l’immolation pour les sacrifices publics. L’animal était toujours mis à mort de façon violente, le plus souvent on l’égorgeait avec un couteau tranchant. Tout animal mort de cause naturelle ou qui avait été tué par d’autres animaux ne pouvait être utilisé (Lévitique 22:8). La mort devait être le clair résultat de la présentation pour le sacrifice.

Le sang répandu était offert à Dieu par le sacrificateur de service, suivant le type de sacrifice offert. Le sang était aspergé sur l’autel, jeté contre l’autel ou bien versé à sa base. Après avoir disposé du sang, certaines portions de la chair devenaient des offrandes qui pouvaient être mangées alors que d’autres étaient brûlées sur l’autel.

Il apparaît immédiatement que le sacrifice de notre Seigneur était à l'image des autels sanglants d'Israël; Sa vie sans défaut, la façon dont Il est mort, Son corps cloué sur la croix, même la façon dont Il a offert Son âme à Dieu nous le rappellent.


Ce sont nos souffrances qu’Il a portées

C’est de nos douleurs qu’Il s’est chargé . . .

Il était transpercé à cause de nos crimes,

Ecrasé à cause de nos fautes;

Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui . . . — Esaïe 53:4-5


Le docteur Robert G. Lee raconte une expérience inoubliable qu’il a eue lorsqu’il est allé visiter le Calvaire lors d’un voyage en Israël. Il était tellement excité qu’il avait devancé son guide dans la montée de la colline. Alors qu’il était au sommet et qu’il se tenait là où son Seigneur avait répandu Son sang, le grand prédicateur était tellement saisi par l’émotion que son corps s’est mis à trembler. Quand finalement, le guide essoufflé l’a rejoint il lui a demandé: “Monsieur, êtes-vous déjà venu ici?” Il y eut alors un moment de silence poignant. Puis, dans un murmure, le docteur Lee a répondu: “Oui, j’étais là, il y a quelque deux mille ans!”

En effet, Christ est mort une seule fois pour les péchés, lui, juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu” (1 Pierre 3:18).


Rédempteur adorable, Sur la croix attaché,

Traité comme un coupable, Brisé pour mon péché,

Ton angoisse suprême, Ta douleur, Ton tourment

Me disent: Vois, je t’aime, J’ai pris ton châtiment.


Abandonné du Père, Dans mon âme troublé,

Buvant la coupe amère Pour ton iniquité,

De l’éternelle flamme, Mon amour te sauva,

Je mourus pour ton âme, Pécheur, à Golgotha!


Le sang de Mes blessures, Ma couronne de roi,

Toutes ces meurtrissures, Comprends-le, c’est pour toi!

J’ai subi ta souffrance, J’ai porté ta langueur,

Contemple en assurance Ton grand Libérateur!

S. S. Wesley, traduit par A. Humbert


Lisez Lévitique 1:1-5 et 4:1-7 Placez-vous, vous-même, dans ce passage comme si vous cherchiez le pardon de vos péchés.

Méditez sur Esaie 53:1-14. Comment Philippe a-t-il utilisé ce passage pour présenter Jésus à l’Ethiopien? Actes 8:32-34.

Qu’est-ce que cela veut dire: Christ est mort pour vous?



L’ACCOMPLISSEMENT DE LA PROMESSE


Les sacrifices de l’Ancien Testament présageaient le sacrifice parfait qui devait prendre place - ils préparaient à l’avance “les choses à venir” (Hébreux 9:7, 23-25; 8:5; 10:1; Colossiens 2:16-17). Par des symboles et prophétiquement ils parlaient de ce jour où Christ, Lui-même, offrait Son sang sur la croix.

Un peu de réflexion aurait dû apprendre aux Juifs que le sacrifice des taureaux et des chèvres, par eux-mêmes, ne pourraient jamais effacer les péchés (Hébreux 10:4). S’ils avaient pu créer une réconciliation durable pour le peuple, on aurait cessé de les offrir. Mais de fait, la cérémonie des sacrifices publics devait être répétée chaque jour, année après année.6 Même les sacrifices individuels devaient être refaits suivant les circonstances. Bien que Dieu ait honoré les sacrifices des Israëlites croyants, la raison en étant qu’ils n’étaient que les précurseurs du Sauveur promis.

Quand Jésus vint dans le monde, Il déclara au Père:


Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande;

Mais Tu m’as formé un corps;

. . . Voici: Je viens,

(Dans le rouleau du Livre il est écrit à Mon sujet)

Pour faire, O Dieu, Ta volonté." Hébreux 10:5-7; cf., Psaume 40:6-8


Cette mention du Psaume 40 montre que Jésus comprenait que Son propre ministère d’incarnation était la réalisation du sacrifice, depuis le commencement. Dieu ne désirait pas le sacrifice des animaux. Dieu voulait une vie vécue pour Lui dans une obéissance parfaite. C’était là la seule offrande qui pouvait satisfaire le genre de sacrifice qu’Il demandait.

En conséquence, Jésus s’est enveloppé d’un corps pour faire la volonté de Dieu. Par Sa conception miraculeuse dans le sein de Marie, la Parole éternelle a assumé une forme d’homme. Puisque nous sommes faits “de chair et de sang, Lui aussi, de manière semblable, y a participé” (Hébreux 2:14; cf., 1 Corinthiens 15:50; Galates 1:16). Son identité avec nous était totale.

Réalisez ce que cela signifie. Jésus n’est pas un être imaginaire, le fruit du rêve de quelque devin religieux. Il n’est pas non plus quelque dieu éthéré, distant des diverses réalités de ce monde. Il a eu une existence très réelle. Il a connu, comme chacun de nous, l’âpreté du labeur quotidien. Il a ressenti les coups de la souffrance et du désappointement. Et finalement, Il a porté notre mort dans Son corps. En tant que membre de la famille humaine nous partageons tous la chair et le sang.

Son expérience d’homme Lui a permis d’être un prêtre compréhensif. Il a été tempté de mille manières, comme nous le sommes (Hébreux 4:15; cf., 2:17-18). Mais au contraire des prêtres de l’Ancien Testament qui devaient offrir des sacrifices quotidiens pour leurs péchés (aussi bien que pour les péchés du peuple), Jésus, l’homme parfait, s’est offert Lui-même, une fois pour toutes (Hébreux 7:27).

N’est-ce pas merveilleux la façon dont les ombres disparaissent lorsque le soleil est juste au dessus de nous? Il en est de même des anciens sacrifices d’Israël. L’éclat de la vie de Christ est apparu au dessus de nous tous. Il n’y a plus besoin d’y avoir de représentants, car le Modèle Lui-même est venu. Notre recherche de la paix s’est achevée en Lui.


Le sang de tous les animaux

Sacrifiés sur les autels d’Israël

Ne pouvaient donner la paix à la conscience coupable

Ni laver la souillure du péché.


Mais Christ, l’Agneau céleste,

A pris sur Lui tous nos péchés -

Il fut le sacrifice au Nom le plus noble,

Dont le sang avait une valeur suprême.

Isaac Watts


Lisez Hébreux 10:1-10 et Colossiens 2:16-17. De quelle façon le système des sacrifices de l’Ancien Testament préfigure-t-il les bonnes choses à venir?

De quelle façon la chair et le sang de Jésus L’identifient-ils avec notre situation? Pourquoi cela a-t-il une signification particulière pour vous?


6. Le nombre des sacrifices publics prescrits par la loi s'élevaient à 1273 par an (Nombres 28:1-29, 39). S’ils avaient été observés régulièrement cela en aurait fait deux millions depuis Moïse jusqu’à Jésus, avec en plus les sacrifices publics et avec en moins les innombrables sacrifices individuels. Mais ces sacrifices étaient oubliés en période d’indifférence religieuse - ce qui arrivait fréquemment. Il n’en reste pas moins que le nombre des animaux sacrifiés est effarant.



"PRENEZ . . . MON SANG"


La réalité à salut de la vie de Christ vient de la valeur que l’on accorde à Son sacrifice. Jésus a dit: “Celui qui mange Ma chair et qui boit Mon sang a la vie éternelle et Je le ressusciterai au dernier jour - car Ma chair est vraiment une nourriture, et Mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange Ma chair et boit Mon sang demeure en Moi, et Moi en lui” (Jean 6:54-56).

Il est clair que notre Seigneur enlève toute illusion qui pourrait subsister, il n’y a aucun salut en dehors de Sa mort expiatoire. “Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez Son sang vous n’avez pas la vie en vous” (Jean 6:53).

Mais on pourrait poser la question: “Pourquoi nous invite-t-Il à boire Son sang? Comment peut-on faire cela? Non seulement cela, mais est-ce que la loi n’interdisait-elle pas formellement de boire le sang?”

La réponse éclaire immédiatement le sens ultime du sang dans notre expérience. C’est une façon de représenter un principe spirituel, une vérité perçue faiblement lors de chaque sacrifice, mais totalement mise en lumière dans le ministère personnel de Jésus-Christ. Le sang est le symbole de notre mort à tous. Boire de cette substance c’est prendre dans nos c oeurs le pouvoir de renouveau de vie de la croix. C’est recevoir la grâce de Dieu. On ne pouvait comprendre cette invitation avant que Celui qui donne la vie fasse Sa venue. Seul Celui qui allait mourir comme notre parfait sacrifice pouvait nous offrir le privilège d’être uni à Lui-même.

Jésus explique que Sa vie est transmise par l’Esprit: “C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien” (Jean 6:63). Ce que le sang de Christ a accompli pour nous, l’Esprit de Christ le met à l’oeuvre en nous. On pourrait dire que l’Esprit parle de la vie de Christ livrée pour nous; l’Esprit parle de Sa vie déversée en nous. Donc, en ce qui concerne notre expérience, les deux coulent ensemble (Hébreux 10:29; Ephésiens 2:13,18). L’Esprit éternel qui a offert le sang de Christ nous insuffle aussi la puissance de Son sacrifice (Hébreux 9:14).

Nous avons réellement part à la nature divine (2 Pierre 1:4). Jésus ne nous offre pas simplement une philosophie ou un code moral. Il Se donne Lui-même. La vie chrétienne n’est ni un credo ni un dogme. C’est la participation véritable à la vie de Celui qui nous a aimés et qui a donné Son sang pour nous.

L’image de manger et de boire nous apporte l’idée d’un festin. Et cela est bien vrai, expérimenter la vie du Fils de Dieu, une vie qui transforme, est bien l’occasion d’une réjouissance. Et comme c’est de Lui dont nous tirons constamment notre substance, cette joie ne peut connaître de fin.

La foi est le moyen par lequel l’esprit fait arriver la chose. Il est à l’âme ce que manger et boire représente pour le corps. Dans cette analogie nous voyons aussi la foi qui sauve qui prend tout simplement Christ, au mot, vivant par Sa chair et par Son sang. Voilà le secret de la vie, de la vraie vie, de la vie du Ressuscité, de la vie maintenant et de la vie à jamais. O que nous buvions pleinement de cette coupe!


Jésus, à Ton commandement suprême

Nous nous approchons maintenant de Dieu,

Devant nous Tu Te tiens, revêtu

De Ton vêtement trempé de sang.


Maintenant, O Seigneur, donne-nous de Ta chair

Et fais-nous boire de Ton sang,

Jusqu’à ce que nos âmes débordent

De toute la vie de Dieu.

Charles Wesley


Lisez attentivement Jean 6:53-56.

A quoi Christ fait-Il référence lorsqu’Il parle en ce passage de Son sang?

Quel est le secret pour rester en Christ? Comment pourriez-vous définir la foi?

Quelle est la relation entre le Saint-Esprit et le sang de Christ?


LA GRANDE DECISION


Un docteur avait dit à un petit garçon qu’il pouvait sauver sa soeur s'il lui donnait de son sang. La petite fille de six ans était à la mort, victime d’une maladie dont son frère s’était merveilleusement remis deux ans auparavant. Sa seule chance pour renouveler son sang malade était une transfusion sanguine avec le sang de quelqu’un ayant déjà combattu la maladie. Comme les deux enfants avaient le même type de sang, un type rare, le garçon était le donneur idéal.

Le docteur lui demanda: “Johnny, veux-tu donner ton sang à Marie?”

Le garçon hésita et sa lèvre inférieure commença à trembler. Puis il sourit et dit: “Bien sûr, docteur! Je vais donner mon sang pour ma soeur!”

Bientôt on emmena les deux enfants dans la salle d’opération, Marie, pâle et mince, Johnny, robuste et l’image même de la santé. Ni l'un ni l'autre ne parlèrent, mais leurs yeux se rencontrèrent et Johnny sourit.

Alors qu’on introduisait le sang dans les veines de Marie, on pouvait presque voir la nouvelle vie inonder son petit corps fatigué. L’épreuve était presque terminée quand la brave petite voix de Johnny rompit le silence. “Dites, docteur, quand est-ce que je vais mourir?”

C’est seulement à ce moment là que le docteur a réalisé le pourquoi du moment d’hésitation, et la lèvre qui tremblait. Le petit Johnny croyait qu’en donnant son sang pour sa soeur il allait vraiment donner sa vie! Et dans ce court instant il avait pris sa décision.

D’une certaine façon c’est la même sorte de décision que nous faisons lorsque nous acceptons le Christ. C’est un engagement jusqu’à la mort. Evidemment, l’analogie cesse d’exister lorsque nous décrivons ce que notre Seigneur a fait quand Il a donné Son sang pour nous; mais au moins cela indique la nature de notre réponse à Son sacrifice. Connaissant ce qui est dans nos coeurs, nous nous donnons tout entier à Lui. Par cet acte de notre volonté, par le Saint-Esprit, c’est une transfusion de vie qui a lieu sur l’autel de Dieu.

Ces jours-ci on entend beaucoup parler de banques du sang. Ce sont des sortes d’entrepôts où le sang de donneurs en bonne santé est conservé afin d'être utilisé dans le futur. Si on y ajoute certains produits de conservation et si on le maintient à la bonne température, le sang peut être ainsi conservé pendant une assez longue période de temps. Si une urgence survient et qu’on a besoin du sang, il suffit généralement d’un appel téléphonique pour recevoir la quantité requise du liquide sauveur. C’est certainement là une des merveilles de la science moderne.

Mais la banque du sang du Calvaire est certes beaucoup plus merveilleuse. Il y a là une quantité illimitée du sang incorruptible du Fils de Dieu. Sa puissance de vie est aussi intense aujourd’hui que lorsqu’il a été donné à la croix. Il s’allie à tous les types sanguins, il est à la disposition pour tous les besoins, et il est donné gratuitement à quiconque le reçoit dans son coeur par la foi.

Si pour une raison quelconque vous n’avez pas encore fait dans votre vie l’expérience de cette transfusion divine, recevez-la maintenant. Faites votre grande décision. Offrez-vous à Lui, comme Il S’est offert pour vous. Et dans ce saint jaillissement de vie dans votre coeur vous sentirez le battement du coeur de Dieu.


Tel que je suis, sans rien à moi.

Sinon Ton sang versé pour moi

Et Ta voix qui m’appelle a Toi,

Agneau de Dieu, je viens, je viens!


Tel que je suis, Ton coeur est prêt

A prendre le mien tel qu'il est,

Pour tout changer, Sauveur parfait!

Agneau de Dieu, je viens, je viens.


Quel est le secret pour trouver la vie comme Jésus l’a enseigné?

Matthieu 16:24-26.

De quelle façon ce verset implique-t-il toujours le sang versé?

De quelle façon recevoir Christ dans son coeur ressemble-t-il à recevoir une transfusion de sang?

De quelle façon est-ce différent?

Que devenons-nous en Christ?

Notez 2 Corinthiens 5:17; Jean 1:12.