Le Deuxième Chapitre
Le coeur pur
“Ainsi donc, frères, nous avons
l’assurance d’un libre accès au
sanctuaire par le sang de Jésus”
(Hébreux 10:19).
Il y a une relation naturelle entre le sang de Christ et une vie sanctifiée. Ils viennent tous deux du même coeur. La beauté de cette vérité, tout particulièrement comme on la voit dans le sacrifice, est le sujet particulier de ces méditations.
LA SAINTETE DE DIEU
Quelqu’un a dit: “Montrez-moi vos dieux et je vous montrerai les habitants du pays.” Comme cela est vrai! Par exemple, si nous adorions un dieu à la force brutale, comme le faisaient les romains autrefois lorsqu’ils adoraient Jupiter, nous pourrions nous attendre à voir un peuple aux moeurs brutales, reflétant la sorte de dieu sujet de leur adoration. Ou bien alors, si nous adorions un dieu immoral, comme le faisaient les disciples de Baal et d’Astarté dans les cultures primitives du Moyen Orient, nous pourrions nous attendre à voir un peuple menant une vie sexuelle perverse, car c’était là le genre de dieu qu’ils adoraient. Nous ne sommes jamais supérieurs à nos dieux.
Mais le Dieu que nous adorons, le Dieu de la Bible, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, est saint. Ses yeux sont trop purs pour voir le mal (Habaquq 1:13). Les armées célestes chantent continuellement en Sa présence: “Saint, saint, saint.” Tout ce qui fait la nature de Dieu est saint.
C’est pour cette raison que Dieu a dit à Son peuple: “. . . vous serez saints pour Moi, car Je suis saint, Moi, l’Eternel; et Je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à Moi” (Lévitique
20:26; cf., Lév. 11:44-45; 19:2; 1 Pierre1:15-16). Un père veut toujours que ses enfants l'imitent et qu'ils soient toujours des reflets de Lui. Comme Il est un Dieu d’amour Il ne peut en être autrement.
Le mot sainteté décrit ce qui est séparé du commun et du profane. Evidemment, dans le sens absolu du terme Dieu seul est sans péché. La seule sainteté que l’homme peut avoir vient de ses relations avec Dieu. Une personne sainte, un saint, est tout simplement quelqu’un qui a été mis à part pour Lui - quelqu’un qui appartient à Dieu. L’action d’être mis à part s’appelle la sanctification.
Il n’est pas difficile de voir comment la sainteté est devenue étroitement liée au sacrifice du sang. Ce qui est corrompu doit être séparé du Dieu de la vie, cela doit mourir. Le sang répandu était l’exécution visible de la sentence, démontrant par là-même la perfection demandée par un Dieu saint. Et pourtant, en rendant justice à la nature inviolable de Dieu, le sang montrait comment l’homme pouvait être réconcilié avec Lui.
Sans un coeur lavé par le sang, nul en Israël ne pouvait venir dans la présence de Dieu. Cette nécessité s’étendait jusqu’aux objets utilisés pour le culte, y compris le sanctuaire et le mobilier. Dieu est tellement saint que même ce qui était proche de ce qui était souillé avait besoin d’être purifié.
Nous voyons un exemple de cela dans la façon dont on considérait les gens qui avaient été en contact avec un mort. A cause de la souillure du péché attachée à la mort quiconque s’approchait du corps était considéré comme impur: ceux qui touchaient le corps, ceux qui vivaient dans la maison où il se trouvait, ceux qui entraient dans cette maison, ceux qui assistaient à un festin donné en l’honneur du mort, même ceux qui marchaient sur l’aire de la sépulture. Non seulement ces personnes étaient considérées comme impures, mais aussi tout ce avec quoi ils entraient en contact était considéré comme impur; il en était ainsi jusqu’à ce qu’on ait procédé à la sanctification (Nombres 19:11-23; 31:19; Osée 9:4). Des lois similaires s’appliquaient aux personnes qui avaient été en contact avec les lépreux (Lévitique 14) et avec d’autres personnes malades (Lévitique 15). Il ne fait aucun doute que les rites de ce lavage cérémonial avaient en même temps un but hygiénique puisqu’ils comportaient le lavage avec de l’eau de tout ce qui avait pu être contaminé, mais le sacrifice du sang offert en même temps que l’exécution de ces rites montre clairement qu’ils étaient aussi le symbole d’une vérité spirituelle plus profonde.
On retrouve sous tout cela le principe de la sainteté. Comme Dieu l’avait déclaré, “. . . vous éloignerez les Israëlites de leurs impuretés de peur qu’ils ne meurent à cause de leurs impuretés s’ils souillent ma demeure qui est au milieu d’eux” (Lévitique 15:31). Le péché empêche d’avoir des relations avec Dieu. Partout où il y a quelque sorte de souillure on doit procéder à la sanctification.
La mission de notre Seigneur dans ce monde a été d’exécuter cette requête. “Il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice” (Hébreux 9:26). “Par une seule offrande, Il a rendu parfaits, à perpétuité, ceux qui sont sanctifiés” (Hébreux 10:14). Grâce à Son sang il nous est maintenant possible de servir Dieu sans crainte “dans la sainteté et dans la justice . . . tout au long de nos jours” (Luc 1:75).
L’amour éternel, insondable
De Jésus-Christ,
Le sang versé pour moi coupable
Par Jésus-Christ,
Me rachète de ma misère,
M’arrache à la mort, à la terre,
En moi s’accomplit le mystère,
De Jésus-Christ.
Lisez Exode 3:5 et Josué 5:6. Pourquoi Dieu voulait-Il que ces hommes ôtent leurs chaussures?
Qu’est-ce que la sainteté et pourquoi est-elle essentielle à notre vie en Christ? Lévitique 11:44, 1 Pierre 1:15-16.
Notez Hébreux 9:13-14; 10:19-22. Comment un homme pécheur peut-il jamais devenir saint?
UN SAINT SACERDOCE
L’offrande du sang était uniquement le privilège du prêtre. Les autres faisaient la mise à mort de l’animal, mais à part dans de rares occasions, seul le prêtre pouvait présenter le sang à Dieu.
Quand on pense au prêtre on pense à quelqu’un qui représente une autre personne (Deutéronome 10:8). En tant que tel il était aussi le médiateur entre Dieu et l’homme (Hébreux 5:1). Et cela était vrai s’il s’occupait du sanctuaire, s’il enseignait la loi, s’il annonçait un oracle ou s’il offrait un sacrifice.
Avant l’établissement de la loi mosaïque, le père était le prêtre de sa propre famille et il officiait à l’autel domestique. C’était son fils ainé qui lui succédait à sa mort. Mais avec l’introduction de la loi mosaïque on vit l’apparition d’un nouvel ordre d’hommes appointés pour ce service particulier (Exode 28:1-43).
Ces hommes devaient rester détachés des choses profanes et devaient se soumettre à des lois très strictes concernant leur pureté (Lévitique 21:4-23). Ils représentaient de façon tout à fait particulière, dans leur personne, l’inscription qui était gravée sur le pectoral d’or du grand prêtre, “Sainteté à l’Eternel” (Exode 28:36). Il ne devait rien y avoir qui soit un reproche à leur ministère. Du fait qu’il y avait la possibilité qu’ils deviennent souillés, ils ne devaient même pas prendre part aux funérailles, à part dans le cas d’une parenté proche (Lévitique 21:1-3).
Les prêtres recevaient l’investiture de leur office par la fonction même de leur participation au sacrifice (Lévitique 21:6). Le terme utilisé pour décrire l’ordination du prêtre veut dire littéralement “remplir sa main”. Il semble que cela fasse référence à la façon dont, au début, Moïse a remis entre les mains d’Aaron et de ses fils les parties des animaux sacrifiés qui devaient être placées sur l’autel (Exode 29:22-34; Lévitique 8:22-33).
Tout le rite de l’ordination était saturé de sang. En plus des rites habituels du sacrifice on prenait du sang à l’autel et on le mettait sur le lobe de l’oreille droite du prêtre, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit. On aspergeait aussi les vêtements des prêtres avec du sang (Lévitique 8:1-36; Exode 29:1-46). Le rituel était en fait si sanglant que lors d’une occasion particulière on rapporte que les fils de Lévi durent se consacrer eux-mêmes à cause de la façon dont ils avaient mis à mort trois milles rebelles Israëlites (Exode 32:25-32.
Les prêtres portaient des robes sacerdotales spéciales lorsqu’ils officiaient à l’autel (Exode 28:43). Le grand prêtre était tout spécialement vêtu d’habits élaborés. Il est intéressant de noter qu’en Hébreu le mot pour vêtement a une racine qui veut dire “couvrir” ou “cacher.” C’est le même mot qui est utilisé dans Genèse 3:21 quand il est dit que Dieu fit des vêtements de peau pour habiller Adam et Eve. La première robe que portaient tous les prêtres qui offraient les sacrifices était d’un blanc pur, représentant la pureté de Dieu. C’était comme s'ils étaient revêtus de Son caractère divin. S’approcher de Dieu sans s’être couvert aurait amené un jugement terrible. 7
Dans la Bible, la seule fois où un prêtre nu a jamais offert un sacrifice acceptable à Dieu se trouve au Calvaire. Lorsque Jésus a été cloué sur la croix on Lui a enlevé Ses vêtements (Jean 19:23). Pourtant, c’était la première fois dans notre histoire où quelqu’un qui avait vécu parmi nous était par Lui-même irréprochable. Christ n’avait pas besoin de vêtement sacerdotal, Il était Lui-même le parfait Fils de l’homme. Etant aussi le Grand Prêtre du ciel selon l’ordre immuable de Melechisédec, Il a offert Son propre sang.
Son sacrifice nous a donné une couverture qui nous permet maintenant de nous présenter vêtus devant Dieu, de la “robe du salut” (Esaïe 61:10). Nos robes ont été lavées dans Son sang (Apocalypse 1:5; 7:14). Revêtus de Sa justice nous pouvons officier devant le trône du ciel. Le plan original de Dieu a donc été réalisé. Il s’est créé “un royaume de sacrificateurs et une nation sainte” (Exode 19:6; cf. 1 Pierre 2:9).
A Celui qui nous aime, qui nous a délivrés
De nos péchés par Son sang,
Et qui a fait de nous un royaume,
Des sacrificateurs pour Dieu Son Père,
A Lui soient la gloire et la puissance,
A Lui soient la gloire et la puissance,
Aux siècles des siècles! Amen, amen!
— H. Arnera
Pourquoi le sacrificateur devait-il vivre une existence si à part? De quelle façon représentait-il tout le peuple de la promesse? Lévitique 21:6.
De quelle façon Christ représente-t-Il le prêtre de l’Ancien Testament? De quelle façon en est-Il différent? Notez Hébreux 4:14; 5:10; 7:15-28.
Que signifie “un royaume de sacrificateurs”?
7. La nudité n’était jamais permise en Israël, encore moins lorsqu’on s’approchait de l’autel. C’est pourquoi l’autel dans le tabernacle n’avait pas de marches. A cause du type de robe qu’ils portaient, les prêtres qui se baissaient en officiant auraient pu exposer leur nudité (Exode 20:26). Plus tard on construisit un autel plus grand avec des marches, le prêtre alors ne découvrait pas sa nudité car il devait porter des caleçons de lin (Exode 28:42).
UN SAINT AUTEL
C’est sur l’autel que l’on offrait le sacrifice. Le mot lui-même est utilisé plus de 400 fois dans la Bible, son origine veut dire “mise à mort”. C’est là où le sacrificateur présentait le sang à Dieu.
La première mention d’un autel chez les Hébreux se place après le déluge quand Noé a offert des sacrifices à Dieu (Genèse 8:20). Plus tard des autels furent bâtis par Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et Josué. Avec l’érection du Tabernacle on fit un autel de bronze pour la cour extérieure et un autel des parfums (parfois appelé l’autel d’or) qui était placé devant le voile dans le sanctuaire et couvert d’un propitiatoire. L’Arche de l’Alliance couverte du propitiatoire constituait aussi un autel dans le Saint des Saints. Ces autels furent construits de façon plus élaborée dans les temples qui furent construits plus tard.
A l’époque de la vie tribale l’ouverture de la porte servait très communément d’autel, c’était l’entrée de la vie de famille. C’est là où on offrait un sacrifice pour la consécration de la maison et aussi où on offrait, plus tard, d’autres sacrifices lors d’occasions particulières, comme lors de la réception d’un invité, par exemple. En suivant cette coutume, les autels de Dieu étaient placés près de la porte de la maison où on L'adorait. C’était là que le peuple de Dieu entrait en Sa présence, dans Sa paix, dans Sa sécurité. Comme c’était l’endroit où on entrait en contact avec le Dieu très-saint, c’était aussi la ligne qui séparait le profane du sacré. Personne ne pouvait s’approcher de Dieu sinon en passant par l’autel.
Peut-être que c’est en relation avec ce concept de demeure que, très tôt, l’autel a été considéré comme un foyer. C’est dans ce centre de chaleur et de lumière que se rassemblait la famille et où s’accomplissaient des fonctions vitales. L’autel est le foyer de Dieu où le feu doit toujours brûler en témoignage de Sa vérité qui illumine et de Sa sainteté qui est comme un feu qui consume.
D’autres fois on mentionne l’autel comme étant une table (Ezéchiel 44:16; Malachie 1:7-12). Dans cette image de la famille les enfants de Dieu sont réunis pour un festin. En ce lieu de communion ils partagent les richesses de Sa grâce.
En général l’autel était le symbole de la présence de Dieu. C’est là où l’Eternel était apparu (Genèse 12:7; cf. 26:24-25). Jacob l’avait appelé “El - Elohé - Israël,” ce qui veut dire “Dieu, le Dieu d’Israël" (Genèse 33:20); et Moïse l’avait appelé “Jehovah - nissi,” ce qui veut dire “L’Eternel, ma bannière” (Exode 17:15). C’était l’endroit indiqué par Dieu où Il avait promis de venir et où Il bénissait les siens (Exode 20:24).
Mais tout d’abord, et ainsi qu’il en était pour tous les objets du culte, l’autel devait être sanctifié par le sang; et chaque année, le Jour de l’Expiation cette consécration devait être faite à nouveau (Exode 29:36-37; 30:10; Lévitique 8:15; 16:18-19). Une fois que ce lieu de sacrifice était sanctifié par le sang, tout ce qui touchait l’autel était sanctifié et devenait saint (Exode 29:37).
Le corps sanglant de Christ est devenu maintenant notre autel (Hébreux 13:10). Il est notre porte dans la maison de Dieu. Il est notre foyer sur lequel le sacrifice est consommé. Il est la table autour de laquelle la famille en la foi célèbre la sainte communion. Qui plus est, l’autel sanctifie l’offrande (Matthieu 23:19). Nous appuyant sur Lui - nous confiant seulement en Son sang - le sacrifice de notre vie devient alors saint à Ses yeux.
Quand je m’approche de Ton autel, Seigneur,
Que je chérisse cette pensée réconfortante:
Sur la croix Tu as versé Ton sang pour moi,
Et sans ce sang je serais perdu.
Pour moi Tu as exécuté la loi de Dieu,
Afin que mon coeur se réjouisse d’une foie sainte
Lorsqu’il partage Ton grand amour.
— C. F. Gellert
Que représentait l’autel? Pourquoi devait-il être sanctifié par le sang? Notez Exode 29:35-37.
Ensuite, pourquoi déposer l’offrande sur l’autel la rendait-elle sanctifié? Matthieu 23:19.
Méditez sur Hébreux 13:8-13. De quelle façon Christ sur la croix est-Il notre autel?
LES OFFRANDES POUR LES PECHES
Dans l’Ancien Testament la plupart des sacrifices du sang appartenaient à trois catégories; le plus commun était l’offrande pour le péché et l’offrande pour la faute commise. 8
Ces sacrifices étaient offerts pour des péchés commis par ignorance ou par faiblesse (Nombre 15:22-29) à l’exception de certaines souillures cérémonielles (Lévitique 5:2-3; 12:6-8). L’offrande pour le péché faite en public dépendait de la nature du péché, et cette sorte d’offrande était faite les jours de fête et pour tout le peuple (Lévitique 4:1-35; 6:24-30). Elles symbolisaient les dispositions générales concernant la rédemption par le sang. Les offrandes pour le péché étaient aussi présentées dans des circonstances particulières par des individus qui avaient besoin d’être purifiés. Les offrandes pour les fautes ou offrandes de culpabilité étaient principalement des offrandes d’adoration ayant pour but de faire réparation (5:1-6:7). Dans ce cas là on ne pouvait présenter l’offrande qu’après s’être mis en règle avec Dieu.
On ne traitait pas avec un sacrifice cérémoniel les violations de la loi préméditées et délibérées que l’on appelait aussi péchés “en toute connaissance”. Cela comprenait les crimes comme le meurtre (Exode 21:12), l’adultère (Deutéronome 22:22-23), la non-observance du Sabbat (Nombres 15:32), et la plupart des sacrilèges (Josué 7:15). De tels crimes étaient rejetés par la lapidation ou par le bannissement du milieu du peuple (Nombres 15:30-31; 24:10-23). Le rachat des péchés par le sang sur l’autel donnait au coupable le moyen d’être pardonné, mais il devait demander directement à Dieu d’avoir pitié de lui. C’est de cette façon que David, qui était coupable de meurtre et d’adultère, a trouvé son pardon, mais non sans avoir pleuré des larmes amères et non sans avoir dû faire des supplications déchirantes (2 Samuel 12:13; cf. Psaume 51). 9
Mais quel que soit le péché, qu’il soit accidentel ou délibéré, son fardeau ne pouvait être enlevé de sur la conscience de son auteur que par un acte réfléchi. Un esprit de repentance véritable devait accompagner le sacrifice. Il fallait renoncer aux mérites humains, la personne devait se détourner de son péché et s’en remettre entièrement à la merci de Dieu.
Cela est bien exprimé dans la prière offerte par le pécheur dans la plupart des sacrifices privés. Alors que la personne mettait les mains sur la tête du substitut, elle répétait: “O Eternel, j’ai péché. J’ai fait ce qui est mal, je me suis rebellé. J’ai commis tel ou tel péché. Mais je me tourne repentant vers Toi et que ce soit là mon pardon.” 10 Une prière semblable était faite par le prêtre lorsqu’il faisait un sacrifice pour toute l’assemblée.
L’esprit de cette confession était représenté par la mise à mort de l’animal qui portait le péché. La plus grande partie du sang était appliquée sur l’autel de bronze, quoique pour certains sacrifices une partie du sang était répandue devant le voile dans le Saint des saints et aussi appliquée sur les cornes de l’autel des parfums. Après avoir utilisé le sang, on brûlait sur l’autel la graisse de l’animal du sacrifice et ce qui restait de la chair était mangé dans le sanctuaire, par le prêtre qui officiait, ou bien cela était brûlé en dehors du camp.
Tout ce rituel avait pour but de montrer comment on pouvait ôter le péché. Et pourtant, avec une signification plus profonde, ces péchés qui avaient le plus besoin de purification ne pouvaient être touchés par les offrandes de l’Ancien Testament. En conséquence, un sacrifice encore plus grand que n’importe lequel de ceux de la Loi avait été prévu. Aucun sacrifice n’avait été complet jusqu’à ce que Jésus s’offre Lui-même en sacrifice. Qu’il est merveilleux de savoir qu’en Lui nous avons un sacrifice dont le sang pénètre plus profondément que les taches de n’importe quel péché et qu’Il sauve parfaitement tous ceux qui, par Lui, s’approchent de Dieu (Hébreux 7:25).
Croix de Jésus, croix salutaire,
Rouge du sang de Son amour,
Embrase-moi de ton mystère
Règne en mon coeur jour après jour.
Remarquez les offrandes pour les fautes et les péchés décrites dans Lévitique 4:1-21; 5:1-13.
Nombres 15:27-31 parle des péchés commis par ignorance et des péchés commis délibérément. Quelle est la différence entre les deux? Pourquoi pensez-vous que la loi établissait une distinction? De nos jours quel sacrifice peut-on offrir pour le péché? 1 Pierre 2:34.
8.Un individu pouvait offrir un sacrifice pour le péché sans mettre à mort l’animal s’il était trop pauvre pour se payer un tel sacrifice et exposait son cas en toute vérité. Cela était fait par l’offrande d’un dixième d’un épha de farine fine, sans huile ou encens. On brûlait la farine sur l’autel (Lévitique 5:11-13). La pauvreté ne peut jamais faire barrière au pardon de Dieu si le coeur est repentant.
9. Il faut remarquer que la grâce de Dieu n’annule pas toutes les conséquences du péché. David était pardonné, mais ses enfants ont porté les marques de sa désobéissance (2 Samuel 13:11). De la même manière Achab avait été pardonné de son péché mais ses fils en ont subi les conséquences (1 Rois 21:29). Cela peut nous sembler plus difficile à comprendre car nous prêtons une attention excessive aux droits de l’homme, mais cela ne posait aucun problème à ceux qui, sans l’Ancien Testament, reconnaissaient la solidarité de la famille, de la race. Le pourquoi de la sévérité de la punition pour le péché dans ces cas se trouve dans la loi qui voulait vraiment mettre l'accent sur l'extrême gravité du péché. Aux yeux de Dieu, laver son coeur semblait plus important que d’échapper au jugement qui attend le pécheur dans cette vie.
10. Le traité de Mishnah pour le jour de l’expiation déclare: Si un homme dit: “Je vais pécher et me repentir, pécher et me repentir à nouveau,” il n’aura pas l’occasion de se repentir. S’il dit: “Je vais pécher et le jour de l’expiation, il y aura expiation de mon péché,” alors le jour de l’expiation n’aura aucun effet, il n’y aura pas expiation pour lui.
LE SANG ET LE FEU
Les sacrifices consummés par le feu étaient une autre sorte de sacrifice du sang. Le nom de ce sacrifice venait d’un mot qui signifiait “s’élever”. Un sacrifice par le feu était donc un sacrifice dont la fumée montait jusqu’à Dieu alors qu’il était consumé sur l’autel (Genèse 8:20; Exode 29:38-43; Lévitique 1:1-17; 6:8-13).
Le trait caractéristique de l’offrande était que toute la victime était consumée par le feu après que le sang avait été versé. Il ne restait rien pour celui qui avait offert le sacrifice, excepté la peau de l’animal tué. C’est pour cette raison que parfois on appelle le sacrifice par le feu un sacrifice “entier” (Deutéronome 33:10; 1 Samuel 1:7-9; Psaumes 51:19).
Le sang répandu sur l’autel et la chair complètement brûlée par le feu exprimaient la consécration complète de celui qui offrait le sacrifice, le don total de soi-même en se confiant en l’Eternel. La fumée qui s’élevait vers Dieu déclarait la préparation à la communion avec Dieu. En détruisant les éléments matériels du sacrifice, l’offrande par le feu mettait aussi l’accent sur la vraie nature spirituelle de l’adoration.
C’était là le sacrifice normal d’un Juif qui était en relation normale avec Dieu, donc cela laissait supposer qu’en préalable il était dans un état de pureté. En conséquence, quand on offrait d’autres sacrifices, ils suivaient le sacrifice pour le péché et précédaient le sacrifice de paix, bien qu’ils pouvaient être offerts séparément. Les sacrifices personnels par le feu avaient lieu à juste titre lorsque la consécration personnelle avait besoin d’une attention particulière. C’était aussi le seul sacrifice auquel un non-Juif pouvait participer (Lévitique 17:8; 22:18, 25).
Un agneau d’un an était sacrifié comme offrande par le feu, pour tout le peuple, chaque matin et chaque soir sur l’autel de bronze. En conséquence on l’appelait “l’holocauste perpétuel” (Exode 29:42). Les jours de fête on mettait à mort de nombreux animaux et ils étaient ensuite présentés comme offrandes (Nombres 15:3-16). La répétition constante de ces sacrifices, et leur grand nombre lors de certaines occasions particulières, rappelaient sans aucun doute au peuple l’attitude que nous devons toujours avoir envers Dieu.
Quand ce rite était incorporé dans le système sacrificiel mosaïque, il semblait alors que Dieu Lui-même consumait l’offrande par le feu (Lévitique 9:24), un phénomène qui se reproduisit de nombreuses fois encore (1 Chroniques 21:26; 2 Chroniques 7:1; cf. 1 Rois 18:38).
Seul le feu qui avait brûlé sur l’autel du sacrifice pouvait être amené par les prêtres dans le Saint des Saints pour offrir de l’encens devant le voile (Exode 30:9). Prendre ce principe à la légère en amenant le feu d’une autre source, comme le firent Nadab et Abihu, était puni de mort (Lévitique 10:1-2; Nombres 3:4).
Dans le sacrifice par le feu, le feu, le symbole du jugement divin qui épure, et le sang, le symbole de la vie humaine offerte, se mélangeaient. Lors de cette rencontre sur l’autel, l’offrande de l’homme était consumée par le feu dévorant de la Présence de Celui qui est saint. L’offrande était purifiée de tout péché. Il ne restait plus que les cendres d’une vie consacrée totalement à Dieu. En témoignage de quoi la fumée s’élevait comme un “parfum agréable” vers le Seigneur (Genèse 8:21; Lévitique 1:9; 4:31).
Jésus s’est donné Lui-même pour nous “comme une offrande et un sacrifice à Dieu, comme un parfum de bonne odeur” (Ephésiens 5:2). L’encens de la croix remplit le ciel et la terre du parfum de Sa grâce. Et maintenant que nous avons part à Son sang, en nous conformant à Son amour, nous sommes “pour Dieu, la bonne odeur de Christ . . .” (2 Corinthiens 2:15; Philippiens 4:18).
O Toi, dont l’offrande sur le bois
Etait préfigurée par les lois des sacrifices,
C’est par Toi qu'elles étaient efficaces
Et leur puissance était dans Ton sang.
Par la foi, ils voient à l’avance
Ton sacrifice à venir,
Donc c’est en leur faveur, une bonne odeur,
Qui monte, acceptée, vers les cieux.
Lisez Exode 29:38-46 et Lévitique 6:8-13. Réfléchissez au sens du feu et du sacrifice qu’il consumait.
Gardez cela en mémoire et méditez Esaïe 6:1-7. Quelle est la signification de la fumée et des charbons ardents?
Qu’est-ce que cela veut dire que Christ est “un parfum de bonne odeur pour Dieu”? (Ephésiens 5:2).
Comment devenons-nous, à notre tour, une bonne odeur pour ceux qui sont autour de nous?
L’OFFRANDE DE PAIX
Après avoir cherché la communion par l’offrande pour le péché et après s’être préparé pour la communion grâce à l’offrande brûlée au feu, on avait la célébration de la communion par l’offrande de paix (Lévitique 3:1-47). L’offrande était le sacrifice offert à l’Eternel. C’était un sacrifice de paix, car c’était là ce que ressentaient ceux qui l’offraient, ils étaient en paix avec Dieu.
On pouvait présenter trois sacrifices (offrandes) de paix: le sacrifice de reconnaissance pour remercier Dieu (7:12-15; 22:29-30); l’oblation pour la personne qui s’était engagée en faisant un voeu (7:16-17; 22:18-23); ensuite l’offrande purement volontaire qui était faite par pure dévotion (7:16; 22:18-23). Pour ces différentes sortes, il était acceptable de présenter des taureaux, des moutons et des chèvres, males ou femelles.11 Ces offrandes pouvaient être présentées chaque fois qu’on en sentait le besoin (19:5). C’est seulement à la Pentecôte (Prémices) qu’elles étaient obligatoires (23:19-20). D’habitude ces offrandes étaient suivies par d’autres sacrifices, bien qu’elles pouvaient être offertes par elles-mêmes. Une offrande d’aliments et une libation accompagnaient toujours le sacrifice.
Ainsi que dans les autres sacrifices où on répandait le sang, la cérémonie demandait qu’on pose les mains sur la victime, celle-ci était mise à mort à la place de la personne, et son sang était appliqué sur l’autel. Dans tout cela, le point le plus important était la rencontre, dans un partage symbolique de l’offrande entre Dieu, du prêtre et de la personne qui offrait le sacrifice.
La graisse de l’animal représentait la part de Dieu que l’on brûlait sur l’autel (3:16-17; cf. 7:22-24). La graisse, comme le sang, représentait la vie, elle appartenait donc à Dieu.
La poitrine et l’épaule droite de l’animal représentaient la part du sacrifice qui appartenait au prêtre (7:28-34; 10:14-15). D’ailleurs ces portions de l’offrande étaient présentées à Dieu, symboliquement, et ensuite remises au sacrificateur par Dieu. Cela était accompli par le geste du sacrificateur plaçant ses mains sur celles du prêtre, et tous deux élevaient le sacrifice plusieurs fois et le balançaient à droite et à gauche (7:30; 8:27; 14:24; Exode 29:34). Les mouvements de cette présentation constituaient en fait le signe de la croix.
Ce qui restait de la chair appartenait au sacrificateur. Il pouvait le cuire et le manger avec sa famille et ses amis à condition que ces invités ne soient pas impurs (pureté rituelle) (Lévitique 7:15-21; Deutéronome 12:17-18). Aucune viande sanctifiée ne devait pourrir, en conséquence tout ce qui ne pouvait être consommé dans des délais raisonnables devait être brûlé au feu.
Ce repas sacré représentait l’union qui existait désormais entre Dieu et l’homme. C’était un engagement d’une relation amicale qui allait continuer. Celui qui règne dans les cieux devenait l’Invité de Son peuple sanctifié.
Et c’était là un joyeux évènement. Nous pouvons comprendre pourquoi on sonnait les trompettes et les gens chantaient lorsqu’on offrait les sacrifices les jours de fête en Israël (Nombres 10:10). Le Dieu Suprême, Celui qui est saint, qui est de toute éternité, était en communion avec Son peuple. Le péché qui les séparait n’existait plus. Avec une telle certitude, rien n’était plus approprié que d’offrir des “sacrifices de reconnaissance” (Jérémie 17:26; 33:11). “Qu’ils célèbrent l’Eternel pour Sa bienveillance et pour Ses merveilles en faveur des humains! Qu’ils offrent des sacrifices de reconnaissance et qu’ils redisent Ses oeuvres avec des cris de joie” (Psaume 107:21-22; 16:17).
C’est dans cet esprit là que nous devrions vivre continuellement (Hébreux 13:15). Pour un chrétien la louange est aussi naturelle que la respiration. Nous connaissons Celui qui, nous ayant rachetés de nos péchés, nous invite à partager avec Lui un repas de communion perpétuel. “Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe; Si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui, Je souperai avec lui et lui avec Moi” (Apocalypse 3:20).
Voici, je viens avec bonheur,
Et Toi, Agneau béni,
Me reçoit tel que je suis.
A Toi je donne mon moi pécheur,
Et de Toi je ne recevrai que de l’amour.
Puis j’irai dire aux pécheurs qui m’entourent
Quel cher Sauveur j’ai trouvé;
Je leur présenterai Ton sang qui seul rachète
Et je dirai “Voici le chemin vers Dieu.”
— John Cennick
Lisez la description de l’offrande de paix offerte par Salomon au moment de la dédicace du temple, dans 1 Rois 8:54-56. Notez le nombre d’animaux mis à mort. Réfléchissez sur le fait qu’une cérémonie aussi sanglante était en fait accompagnée de tant de joie.
Pour quelle raison offrons-nous des sacrifices de louange aujourd’hui? (Hébreux 13:12-15).
Remarquez la relation qui existe entre la joie et la plénitude du Saint-Esprit (Ephésiens 5:18-20).
Pourquoi pensez-vous qu’il est normal que la louange soit le partage des enfants de Dieu? 1 Pierre 2:9.
11. Tous les animaux sacrifiés dans l’Ancien Testament étaient ceux de la catégorie des animaux purs, en conséquence on pouvait les manger: les vaches, les chèvres, les moutons (Nombres 18:17; Lévitique 11:3-8). L’idée du sacrifice et du repas de communion sont si intimement liés que l’expression “faire un festin” signifie d’habitude une sorte d’offrande sacrificielle.
UN AMOUR PARFAIT
Toute la valeur du système des sacrifices résidait dans la façon dont on comprenait la valeur du sang et comment on s’y identifiait. Le seul fait de participer au rite n’avait aucune signification. Que ce soit un sacrifice personnel ou un sacrifice collectif, ce qui le rendait valide, c’était l’intention, la disposition du coeur de celui qui l’offrait (Psaume 51:17).
La plus grande erreur de la religion est probablement de laisser une forme rituelle prendre la place de la réalité de l’Esprit que ce rite doit représenter. Le cérémonial externe aide l’esprit et le coeur à saisir la vérité spirituelle, mais ce n’est qu’un moyen pour arriver à une fin. Si on ne se souvient pas de cette vérité, la forme devient une idolâtrie. C’est là la tragédie qui a fait que dans l’antiquité on s’est tourné vers le paganisme, et c’était là un danger apparent de la vie religieuse en Israël, de même que cela en est un pour notre vie, aujourd’hui.
Quand, dans le Judaïsme, on abusait des sacrifices, ceux qui étaient responsables étaient sévèrement réprimandés et punis par Dieu. Cela comprenait aussi ceux qui, par leur conduite, encourageaient la superficialité. Il n’y a pas de meilleure illustration de cela que la façon dont le Seigneur a purifié te temple. Il a chassé les changeurs d’argent, ceux qui avaient tourné en négoce la vente des animaux pour les sacrifices. Il est clair que Dieu ne va pas tolérer le sacrilège de quoi que ce soit qui est dirigé au coeur de Son amour.
On répétait constamment à ceux qui participaient au saint rite du sacrifice qu’ils devaient faire un examen de leurs vies. Un sacrifice agréable à Dieu devait refléter la détermination de marcher quotidiennement dans l’obéissance à Dieu (Psaume 40:6; Jérémie 7:21-23). Cela impliquait des relations honnêtes et pleines de compassion avec ses semblables (Esaïe 1:11-17). Le prophète Osée l’a expliqué quand il a dit: “Je veux la miséricorde et non le sacrifice” (Osée 6:6; cf. Amos 5:22; Michée 6:6). Jésus a mentionné les mêmes mots lorsqu’Il a rappelé aux Juifs attachés aux formalités qu’ils n’avaient pas compris le sens de leurs responsabilités religieuses (Matthieu 9:13; 12:7).
Finalement, ce que Dieu désire, c’est l’amour. “Tu aimeras ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton intelligence, de toute ta force, et ton prochain comme toi-même, c’est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices” (Marc 12:33; cf. Deutéronome 30:6; 1 Samuel 15:22; Romains 13:10).
Cela amène le sacrifice dans la perspective divine. Dans son sens le plus élevé, le sacrifice est une offrande d’amour - une démonstration de la qualité morale - de la sainteté qui ne peut être exprimée avec des mots. Le sang sur l’autel - lorsque celui qui faisait le sacrifice était tout à fait conscient de sa signification - représentait le choix d’un abandon complet à la volonté de Dieu, exprimant en conséquence un désir saint et parfait. Comme tel, le désir était sans péché. Le sacrifice lui-même pouvait être nécessaire à cause de quelque transgression, mais c’était une sainte offrande, et c’était cela même et uniquement cela qui rendait le sang acceptable aux yeux de Dieu.
Et pourtant, ce qui est tout aussi précieux, c’est que le sang sur l’autel représentait le fait que Dieu recevait le sacrifice, ce qui, en conséquence, est une parfaite expression de Son amour pour l’homme. C’était une démonstration de Sa grâce où Dieu montrait Sa miséricorde dans le salut de Son peuple. Bien que Dieu soit parfaitement saint et séparé des pécheurs et bien que Sa justice requérait que toute impureté soit bannie de Sa présence, le sang versé sur Son autel faisait savoir qu’Il aimait toujours Sa création. Cela disait qu’Il voulait à tout prix restaurer l’union avec cette vie qu’Il avait créé. En conséquence, le Dieu Souverain, parfait dans toute Sa plénitude, était prêt, même, Il recherchait, à être réconcilié, d’une façon qui préserve Son intégrité. Le sang offert sur Son autel, c’était là le moyen, la seule façon par laquelle Son amour pouvait être démontré dans des termes qui satisfaisaient Sa sainteté et Sa justice. Et pourtant c’était là tout ce qu’Il demandait pour accomplir Son dessein envers l’homme.
Voici l’amour de Dieu! Il est dans le sang. Et quand vous regardez au Calvaire, vous voyez que c’est le sang du Fils unique de Dieu. Les hommes peuvent aimer un ami jusqu’à la mort (Jean 15:13). Mais Dieu nous a aimés alors que nous étions ses ennemis (des pécheurs) (Romains 5:8). C’est là la qualité de l’amour qui nous attire vers Lui, et qui, après, soude nos coeurs avec le Sien dans la beauté de la sainteté.
Il est une verte colline, Qu’un jour, portant Sa croix,
Et le front couronné d’épines, Gravit le Roi des rois!
Ah! qui dira quelle souffrance Il subit en ce lieu,
Lorsque pour nous, amour immense! Mourut le Fils de Dieu!
Pour que notre âme fût sauvée Et recueillie aux cieux,
Il fallait qu’elle fût lavée, Dans Son sang précieux!
Tendresse! tendresse infinie! En retour, ô mon Roi!
Je veux T’aimer toute ma vie, Et pratiquer Ta loi.
— R. S.
De quelle manière Jacques 1:27 a rapport avec les sacrifices de l’Ancien Testament?
Lisez 2 Chroniques 30:16-20, qui raconte comment certaines personnes ont été bénies par Dieu, même si elles n’avaient pas passé par tous les rites prescrits pour la purification. Pourquoi?
Que veut Dieu, en fait, dans un sacrifice? Notez 1 Samuel 15:22; Matthieu 9:23; Marc 12:33.
Que représente pour vous la sainteté de la vie?
Le trait caractéristique de l’offrande était que toute la victime était consumée par le feu après que le sang avait été versé. Il ne restait rien pour celui qui avait offert le sacrifice, excepté la peau de l’animal tué. C’est pour cette raison que parfois on appelle le sacrifice par le feu un sacrifice “entier” (Deutéronome 33:10; 1 Samuel 1:7-9; Psaumes 51:19).
Le sang répandu sur l’autel et la chair complètement brûlée par le feu exprimaient la consécration complète de celui qui offrait le sacrifice, le don total de soi-même en se confiant en l’Eternel. La fumée qui s’élevait vers Dieu déclarait la préparation à la communion avec Dieu. En détruisant les éléments matériels du sacrifice, l’offrande par le feu mettait aussi l’accent sur la vraie nature spirituelle de l’adoration.
C’était là le sacrifice normal d’un Juif qui était en relation normale avec Dieu, donc cela laissait supposer qu’en préalable il était dans un état de pureté. En conséquence, quand on offrait d’autres sacrifices, ils suivaient le sacrifice pour le péché et précédaient l’homme était consumée par le feu dévorant de la Présence de Celui qui est saint. L’offrande était purifiée de tout péché. Il ne restait plus que les cendres d’une vie consacrée totalement à Dieu. En témoignage de quoi la fumée s’élevait comme un “parfum agréable” vers le Seigneur (Genèse 8:21; Lévitique 1:9; 4:31).
Jésus s’est donné Lui-même pour nous “comme une offrande et un sacrifice à Dieu, comme un parfum de bonne odeur” (Ephésiens 5:2). L’encens de la croix remplit le ciel et la terre du parfum de Sa grâce. Et maintenant que nous avons part à Son sang, en nous conformant à Son amour, nous sommes “pour Dieu, la bonne odeur de Christ . . .” (2 Corinthiens 2:15; Philippiens 4:18).
O Toi, dont l’offrande sur le bois
Etait préfigurée par les lois des sacrifices,
C’est par Toi qu'elles étaient efficaces
Et leur puissance était dans Ton sang.
Par la foi, ils voient à l’avance
Ton sacrifice à venir,
Donc c’est en leur faveur, une bonne odeur,
Qui monte, acceptée, vers les cieux.
Lisez Exode 29:38-46 et Lévitique 6:8-13. Réfléchissez au sens du feu et du sacrifice qu’il consumait.
Gardez cela en mémoire et méditez Esaïe 6:1-7. Quelle est la signification de la fumée et des charbons ardents?