Le Cinqième Chapitre

L’OEUVRE ACCOMPLIE



Jésus, par Ton sang précieux,

Enlève mon iniquité;

Regarde-moi du haut des cieux,

Dis-moi que Tu m’as pardonné.

J’ai longtemps erré, coeur rebelle,

Mais j’entends Ta voix qui m’appelle,

Au pied de Ta croix, maintenant,

Tout confus, brisé, je me rends.


Refrain: Blanc, plus blanc que neige,

Blanc, plus blanc que neige,

Lavé dans le sang de l'Agneau,

Mon coeur est plus blanc que la neige.


Oh! le fardeau de mon péché,

Dieu très saint, est trop grand pour moi,

Je veux en être délivré,

A cette heure oh! revèle-Toi.

Jésus, viens, sois ma délivrance,

Seul Tu peux calmer ma souffrance!

Au pied de Ta croix, maintenant,

Tout confus, brisé, je me rends.


Oh, Jésus, Ton sang précieux,

A lavé mon iniquité.

Oui, Tu m’as répondu des cieux,

Ton amour m’a tout pardonné.

Je Te contemple et je puis croire

Qu’en Toi j’ai complète victoire . . .

Au pied de Ta croix, maintenant,

Je me relève triomphant!

— H. S. Perbius



Combien plus le sang du Christ, qui, par l'Esprit éternel, s’est

offert Lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-Il votre con-

science des oeuvres mortes pour que vous serviez le Dieu vivant?”


A la croix, lorsqu’Il a crié “Tout est accompli!” cela a été le cri le plus formidable jamais entendu par les hommes et par les anges. C’était là un écho des conseils éternels où ce moment avait été prévu. La signification de tout ce qui a précédé et de tout ce qui arrive depuis vient de ce moment où Jésus a donné Son sang pour nous. En rendant possible le salut du monde Il a accompli Sa mission. Le résultat de Son sacrifice est présenté de maintes manières dans les Ecritures, et dans ce chapitre final nous allons en examiner certains aspects.



L’EXPIATION ACCOMPLIE


Une des valeurs du sang est sa valeur expiatoire. Ce mot, dans sa forme la plus simple, signifie “couvrir”. Par exemple, le mot original utilisé pour le "goudron" dont Noé s'est servi pour l’arche est le même mot utilisé pour "expiation" (Genèse 6:14). C’était le revêtement qui couvrait l’arche qui retenait l’eau et mettait en sûreté les habitants de l’arche. Cela nous représente aussi l’oeuvre du sang expiatoire sur les autels juifs. Il empêchait que Dieu ne voie les péchés de Son peuple et il retenait Son jugement.

Cette expiation, impliquée dans tous les sacrifices où le sang était répandu (Lévitique 17:11) était tout particulièrement mise en évidence un jour particulier, le jour de l’expiation. On l’observait chaque année, c’était l’apogée de l’année lévitique (16:1-34; 23:17-32; Nombres 29:7-11). A cette occasion on rappelait à nouveau au peuple tout entier que la continuation de leur culte était basée sur la puissance du sang.

Le rituel impliquait que le Souverain Sacrificateur mette à mort un jeune taureau comme offrande pour couvrir ses péchés et ceux de sa famille. Il amenait le sang dans le Saint des Saints et il aspergeait le propitiatoire sept fois. Il avait ainsi fait l’expiation pour lui-même dans le sanctuaire intérieur.

Puis, revenant dans la cour extérieure, le Souverain Sacrificateur marchait entre les deux boucs qui se tenaient près de l’entrée. On tirait au sort entre les deux avec un pot et avec une marque sur la tête de chaque animal. On attachait un morceau de tissus écarlate à la corne du bouc désigné comme l’Azazel, ainsi appelé le bouc-émissaire. On mettait un morceau de tissus autour du cou de l’autre.

Le Souverain Sacrificateur prenait alors un autre jeune taureau, il posait ses deux mains sur sa tête et confessait les péchés de la prêtrise. On remplissait de charbons ardents un encensoir, pris de l’autel des holocaustes, et ces charbons étaient amenés dans le Saint Lieu avec de l’encens. Là il offrait l’encens à Dieu alors qu’il priait pour le peuple. Finalement, alors que le Souverain Sacrificateur émergeait du sanctuaire, il prenait une partie du sang du sacrifice et il entrait à nouveau dans le Saint des Saints où il aspergeait le propitiatoire. L’expiation avait alors été faite pour les prêtres qui servaient à l’autel.

Une fois cette tâche accomplie, il sortait et tuait le bouc qui avait été mis à part pour l’Eternel. Il entrait une troisième fois dans le Saint des Saints et il aspergeait le sang comme précédemment. Le Souverain Sacrificateur prenait alors le bassin qui contenait une partie du sang du jeune taureau et il faisait sept fois l’aspersion devant le voile. Il faisait la même chose avec le sang du bouc. Finalement, mélangeant le sang des deux animaux il aspergeait l’autel des parfums. Tout ce qui concernait le culte divin avait maintenant reçu l’expiation du sang.

Cette pratique devait avoir une grande incidence sur la façon dont on traitait l’autre bouc, qui pendant tout le service était resté debout devant le peuple. S’approchant finalement de l’animal qui attendait, le Souverain Sacrificateur confessait sur lui les péchés de tout le peuple. On emmenait alors le bouc dans le désert et on le relâchait dans un lieu désolé.

Cet acte représentait symboliquement la rémission des péchés d’Israël. Le sang du bouc sacrifié sur l’autel couvrait leurs transgressions, mais “les sacrifices présentés ne peuvent mener à la perfection, sous le rapport de la conscience” (Hébreux 9:9). Le repos final de la conscience était représenté par l’animal vivant que l’on emmenait.

Donc en fait, dans le sens le plus intégral, la loi de l’Ancien Testament n’ôtait pas réellement le péché, elle le couvrait seulement, à la place du sacrifice parfait qui devait être offert par Christ (9:25-26). Ce que la loi, dans sa faiblesse, ne pouvait accomplir, Il l’a réalisé par Sa grâce. En Lui, l’expiation est complète (Romains 5:11).


Au pied de la sainte croix,

Jaillit la fontaine

Du salut que je reçois,

Grâce souveraine.


Seigneur, le sang de ta croix

Mes péchés efface,

Tu me le dis, je le crois:

Du mal, plus de trace.”


Lisez la description du jour de l’expiation dans Lévitique 16:1-34. Quels principes spirituels y découvrez-vous?

Comment l’expiation est-elle accomplie aujourd’hui? Romains 5:11.

Quelle est la signification de l’expiation quand on se réfère à Christ?



LA GRACE OBTENUE


En liaison étroite avec l’expiation de Christ on trouve “la propitiation par la foi dans Son sang” (Romains 3:25). Cela se réfère à la provision divine qui fait grâce au pécheur. Le péché, qui est un rejet de Dieu, implique nécessairement qu’Il nous juge. Rien de ce qui méprise ce qu’Il est ne peut être ignoré. Quelque chose doit être fait pour détourner la colère divine qui doit suivre automatiquement le péché.

Dans les religions païennes, la propitiation était ce que l’homme faisait pour apaiser le dieu offensé - comme si Dieu pouvait être acheté par quelque offrande. Mais nous ne trouvons pas ce concept dans la Bible. Dans les Testaments de l’Ecriture, c’est Dieu qui prend l’initiative de détourner Sa colère. Une offrande est présentée, mais c’est Dieu qui l’offre en Christ. Il donne Son sang. Le don est agréable à Dieu parce qu’il est le témoignage de Sa propre gloire en ce que le Seigneur sacrifie Sa propre vie pour la créature qu’Il aime.

Cela change toute la nature de notre salut. Dieu est considéré comme l’auteur et le sujet de la propitiation. Sa colère est détournée, non pas parce que nous faisons quelque chose, mais parce qu’Il a fait Son oeuvre. Au commencement jusqu’à la fin c’est une présentation de Sa grâce souveraine.

Dieu hait le mal, mais Il aime l’homme. Son amour embrasse tout ce qui pourrait détruire Son Bien-Aimé - un amour si pur que, alors même que nous étions pécheurs, Il ne pouvait nous abandonner. On ne peut connaître un tel amour qu’en Christ. “Et cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’Il nous a aimés et qu’Il a envoyé Son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés” (1 Jean 4:10; cf. 2:2).

L’idée de propitiation se retrouve évidemment dans le propitiatoire (Hébreux 9:5; cf. Exode 25:17; 31:7; 35:12; 37:6; Lévitique 16:2,13). Cela se réfère à l’emplacement au dessus de l’Arche de l’Alliance, dans le Saint des Saints, où le sang du sacrifice était aspergé pour le pardon. C’est là où la gloire de Dieu (le Shekinah) descendait et puis remplissait le sanctuaire intérieur de la Présence de Dieu.

Le propitiatoire couvrait les tables de l’alliance (Hébreux 9:24; cf. Exode 25:21). Cela devait rappeler constamment que le salut n’avait pas encore été fait chair. En conséquence, le propitiatoire était caché aux regards, dans le Saint des Saints. Et pourtant, le peuple pouvait le contempler par la foi, car d’une certaine manière, les Israëlites entraient là avec le Souverain Sacrificateur lorsqu’il aspergeait le propitiatoire avec le sang.

En contraste avec l’ancienne loi, l’offrande de Christ à la croix n’a pas été cachée aux regards du peuple. Au contraire, il s'est été avancé ouvertement, publiquement “Il a fait expiation pour nous tous” (Romains 3:25). Maintenant, le sang du Calvaire nous invite, au grand jour, à rencontrer Dieu.

Approchons-nous donc avec foi. Le châtiment de la loi a été détourné. La haine que Dieu a pour le péché a disparu dans les profondeurs de Son amour. Au trône où Sa grâce règne nous trouvons une place où, dans notre fuite, nous trouvons un refuge, une place où notre foi peut se saisir de Sa grâce, une place où nous sommes acceptés dans le Bien-Aimé.


Je Te revois, ô Christ fidèle,

Donnant Ta vie pour moi pécheur!

Ton agonie divin modèle

A réveillé mon pauvre coeur.

Le sang coulant de Tes blessures,

Tes pieds, Tes mains, Ton coeur percés,

Je sais que dans Tes meurtrissures

Un plein pardon m’est assuré.


Qu’est-ce que la propitiation? 1 Jean 2:2; 4:10; Hébreux 9:5.

Comment la colère de Dieu peut-elle être réconciliée avec Son amour?

Pourquoi la propitiation est-elle faite par la foi dans le sang du Christ (Romains 3:23).



DE NOUVEAUX RAPPORTS


Le sang de Christ nous permet d’avoir de tous nouveaux rapports avec Dieu. Nos relations avec Lui, de même que Son attitude envers nous, sont changées à cause de ce qui est arrivé à la croix. La nature de Dieu n’a pas changé. Il est resté le-même, mais Il nous considère maintenant d’une façon différente.

On pourrait décrire cela par la justification. Dans cette image Christ est représenté comme acceptant notre jugement en prenant sur Lui la colère de la loi. C’est comme s’Il se portait légalement responsable pour nous en subissant les conséquences de notre péché. En s’identifiant avec la nature de Son sang nous pouvons être pardonnées. C’est un acte de pardon souverain, il n’a pas lieu à cause de quelque chose que nous avons fait, mais à cause du Fils qui nous a aimés jusqu’à la mort.

Lorsque par la foi nous renonçons à nous justifier nous-mêmes et nous recevons Sa grâce, nous nous tenons devant Dieu, libres de tout péché. Dieu nous voit comme nous sommes en Christ, le Christ qui est le Juste. Il n’y a aucune condamnation en Lui. “A bien plus forte raison maintenant que nous sommes justifiés par Son sang, serons-nous sauvés par Lui de la colère” (Romains 5:9).

Le concept de la réconciliation, qui touche de près celui du pardon, est une autre façon d’approcher cette vérité. L’idée est de rapprocher deux parties antagonistes. Le pardon est effectué par le sang. Le péché qui nous séparait de Dieu a maintenant été enlevé. “Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec Lui-même, sans tenir compte aux hommes de leurs fautes” (2 Corinthiens 5:19). Le résultat c’est des rapports de paix et d’harmonie. “La mort de Christ sur la croix a fait la paix pour nous avec Dieu par Son sang.” Nous qui autrefois étions ennemis de Dieu par nos pensées et par nos mauvaises oeuvres, Il a fait de nous Ses amis (Colossiens 1:20-21).

L’idée du sang amenant à Dieu le monde païen reflète la même idée. Sans Christ nous étions “étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance” (Ephésiens 2:12). Mais maintenant, dans le Sauveur, nous “qui autrefois étions loin, nous sommes devenus proches par le sang de Christ. Car c’est Lui notre paix, Lui, qui, des deux n’en a fait qu’un, en détruisant le mur de séparation, l’inimitié” (2:13-14). Par Sa mort tout le système des lois juives a été éliminé, pour qu’en Lui il n’y ait plus ni Juif, ni Gentil. La longue querelle est terminée. Il les a tous réunis en Lui-même en un seul corps (2:12-16).

Là encore, le sang est considéré comme le moyen par lequel tous les croyants, quelle que soit leur race et quel que soit leur rang, peuvent entrer dans la présence de Dieu (Hébreux 10:19). Par cette nouvelle voie vivante nous n’avons aucune appréhension en nous approchant de Son trône. Le sang de Christ a éliminé toute peur, et à sa place il y a une paix, une parfaite paix, une paix qui surpasse toute connaissance. O, quelle communion bénie! Se reposer en Christ!


Paix, paix parfaite en Jésus le Sauveur,

Parfaite paix, même pour moi, pécheur!


Paix, paix parfaite! où sont tous mes péchés?

Le sang de Christ les a tous effacés.


Paix, paix parfaite en notre Emmanuel,

Paix sur la terre et gloire dans le ciel!

— Helen Gibson

Etudiez Romains 5:8-11. Que signifient la justification et la réconciliation? De quelle façon le sang les rend-elles possibles?

En regard de vos relations avec Dieu, quels sont vos privilèges? Pour quelle raison en jouissez-vous? 2 Corinthiens 5:17-21.

Comment entrez-vous dans le Saint Lieu par le sang? Hébreux 10:22.



RACHETE


A l’époque de la guerre civile américaine, une bande de hors-la-loi se constitua dans le Sud-Ouest du pays, ils se nommèrent “les Raiders de Quantrill”. Ils s’abattaient sur une communauté confiante, à la limite du pays. Ils pillaient, volaient, mettaient le feu et s’enfuyaient à cheval avant qu’aucune aide n’arrive.

La situation devint si critique qu’au Kansas, certaines personnes formèrent une milice pour se saisir des despérados. Ils avaient pour ordre d’exécuter, sans délai, tout raider qu’ils pourraient trouver.

Peu après un groupe de ces hommes fut capturé. On creusa une longue tranchée, on les aligna, les yeux bandés, les mains et les pieds liés. On forma un peloton d’exécution. Soudain un jeune homme sortit des broussailles en criant: “Arrêtez”. Couvert par les armes du peloton d’exécution il s’approcha de l’officier qui commandait. Il pointa le doigt vers un des hommes qui attendait son exécution et dit: “Libérez cet homme. Il a une femme et quatre enfants et on a besoin de lui à sa maison. Laissez-moi prendre sa place. Je suis coupable!”

C’était là une requête extraordinaire, mais l’étranger supplia qu’on la lui accorde. Après s’être longuement consultés, les officiers décidèrent d’y acquiesser. On coupa les liens de l’homme condamné et on le libéra, lui, le condamné. Le volontaire prit sa place et il tomba sous les balles du peloton.

Plus tard, l’homme graçié revint sur les lieux de cette mort terrible, il ouvrit la tombe et trouva le corps de son ami. Il le mit sur le dos de sa mule et il alla l’enterrer dans un petit cimetière près de Kansas City, là il lui fit de belles funérailles. Il lui éleva une pierre tombale sur laquelle il inscrit ces mots: “Il a pris ma place, il est mort pour moi.”

D’une façon encore plus profonde c’est ce qui est arrivé lorsque Jésus est mort au Calvaire. Il a pris notre place. Nous étions tous vendus au péché. Mais par l’amour incroyable de Dieu, Jésus s’est avancé et S’est offert Lui-même pour notre Rédempteur.

Le mot rédemption veut dire racheter ou encore libérer. Si on l’applique à l’homme, cela veut dire que les liens d’un prisonnier sont relachés et qu’il est libéré. A l'époque du Christ, habituellement cela se référait à la somme d’argent demandée pour acheter la vie d’un esclave, ou bien, dans un autre contexte, cela signifiait, dans le cas d’une rançon, la somme d’argent donnée pour qu’on relâche la personne.

Le prix de notre rachat, de notre rédemption, a été le sang de Christ (Ephésiens 1:7; Colossiens 1:14). La mort est devenue la rançon de nos péchés (Matthieu 20:28; 1 Timothée 2:6). Nous ne sommes pas rachetés “par des choses corruptibles, telles que l’argent et l’or.” Notre rédemption est dans “le précieux sang de Christ, celui d’un agneau pur et sans tache” (1 Pierre 1:18-19; Hébreux 9:12).

Pensez à ce que cela signifie! Rachetés pour un prix, nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes (1 Corinthiens 6:19-20; 7:22-23). Nous appartenons à Celui qui nous a rachetés par Son propre sang (Apocalypse 5:9; Actes 20:28). Esclaves de Christ, nous sommes maintenant des trésors qui Lui appartiennent; nous sommes à Lui pour qu’Il nous garde, qu’Il nous utilise, pour que nous soyons pour Lui une source de joie à jamais.


Sans argent, sans or racheté, mais à grand prix,

Car mon âme était précieuse à Jésus.

Pour me posséder, tous mes péchés Il a pris,

Il mourut pour moi, et m’acquit le salut.

Je suis sauvé, pourtant sans argent,

Racheté, pourtant sans or;

Mais à quel prix, le sang de l’Agneau,

Seul a pu me racheter.


Méditez sur Ephésiens 1:7; Colossiens 1:14; 1 Pierre 1:19; Hébreux 9:12. Que signifie “la rédemption”? De quelle façon l’obtient-elle?

Pourquoi le sang est-il le prix de la rédemption? A qui la rançon est-elle payée?

Puisque nous sommes rachetés à grand prix, quelles sont nos obligations envers Celui qui nous a rachetés? 1 Corinthiens 6:20; 7:22-24.



UNE NOUVELLE PERSONNE


La rédemption opère une transformation à l’intérieur de la personnalité. Cela est exprimé d’une certaine façon par ce passage des Ecritures: “Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché!” (1 Jean 1:7). Et cela ne se rapporte pas seulement au pardon des péchés, quelque merveilleux que cela soit. Purifié de tout péché, cela montre le ministère du Saint-Esprit nettoyant l’intérieur du coeur. La culpabilité et la souillure du péché sont lavées par le sang (Apocalypse 1:5; 7:14).

On trouve une illustration de ce principe dans l’ancien rituel lévitique de la purification d’une personne contaminée par la mort. On mettait à mort une vache rousse, sans défaut, à l’extérieur du camp (Nombres 19:1-22). Le fils du Souverain Sacrificateur prenait le sang et l’aspergeait sept fois en direction du sanctuaire, après quoi on brûlait l’animal tout entier. Après que l’holocauste ait été complètement consumé par le feu, on mélangeait les cendres avec de l’eau pure, on trempait un rameau d’hysope dans cette solution et on l’aspergeait sur les personnes impures. Après s’être lavées ces personnes étaient débarrassées de leur souillure. “Car si le sang des boucs et des taureaux et la cendre d’une génisse qu’on répand sur ceux qui sont souillés les sanctifie de manière à purifier la chair, combien plus le sang du Christ - qui par l’Esprit éternel S’est offert Lui-même, sans tache, à Dieu, purifiera-t-il notre conscience des oeuvres mortes pour que nous servions le Dieu vivant?” (Hébreux 9:13-14).

Là l’homme tout entier est lavé de la souillure du péché par le ministère du Saint-Esprit qui applique le sang. Il en résulte un sentiment d’avoir été purifié de part en part. “Nos coeurs sont purifiés d’une mauvaise conscience et nos corps lavés d’une eau pure” (10:22). Nous avons quand-même toujours notre nature charnelle corrompue et nous vivons dans un monde dépravé avec toutes les tentations du péché, mais notre âme a été purifiée. Et alors que nous demeurons en Christ, marchant à Sa lumière, Son sang, d’heure en heure, nous garde dans la pureté.

En purifiant notre coeur, l’Esprit nous fait partager la nature divine de notre Seigneur. Jésus a souffert, à l’extérieur du camp, pour “qu’Il puisse sanctifier le peuple par Son propre sang” (13:12). La sanctification implique la conformité avec la volonté de Dieu, en étant mis à part pour Son service et en conséquence en partageant Sa vie de sainteté.

C’est pour cette fin que le Christ S’est livré Lui-même pour cette mission de la croix afin que nous soyons sanctifiés par la vérité (Jean 17:19). Son sang témoigne de cette conformité complète de Sa vie avec la volonté du Père, et de la même manière, Il nous appelle à une vie d’abandon total et d’obéissance (1 Pierre 1:2).

Le ministère suprême du Saint-Esprit est de révéler Christ, car Le connaître bien c’est avoir la vie éternelle. En conséquence, le sang est le point central de Son oeuvre. De même qu’Il a permis à Jésus d’offrir Sa vie pour nous, Il nous contraint, maintenant, à Lui donner notre vie. Si nous contemplons le visage du Christ qu’Il exalte, nous “sommes changés en Son image, de gloire en gloire, par l’Esprit, le Seigneur” (2 Corinthiens 3:18).


Sur Toi je me repose, O Jésus, mon Sauveur,

Faut-il donc autre chose Pour un pauvre pécheur?

Conduit par Ta lumière, Gardé par Ton amour,

Vers la maison du Père Marchant de jour en jour.


Ah! ma misère est grande, Mais Tu m’as pardonné;

Sainte et vivante offrande Pour moi Tu T’es donné;


Et de toute souillure, Par le sang de Ta croix,

Mon âme devient pure; Tu l’as dit, je le crois!

— Th. Monot


Lisez 1 Jean 1:7 dans une traduction contemporaine. Notez l’action continue du sang. Qu’est-ce que cela nous révèle au sujet du péché?

De quelle façon le sang a-t-il rapport à notre confiance? Hébreux 9:14.

De quelle façon la sanctification a-t-elle un rapport avec notre expérience de Christ? Comment cela se passe-t-il? Hébreux 13:12.



DES SERVITEURS EN MISSION


Dieu nous purifie et nous donne le souffle de Sa vie afin que nous puissions être Ses serviteurs en mission. Nous sommes sanctifiés pour être au service du Maître (2 Timothée 2:21). Notre conscience est pure afin que nous puissions servir “le Dieu vivant” (Hébreux 9:14). Christ “nous a lavés, par Son sang, de nos péchés et a fait de nous des rois et des sacrificateurs pour Dieu” (Apocalypse 1:5-6). La purification et le service vont de pair. Et ce processus continue au ciel pour ceux qui ont “lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau”. Ils se tiennent “devant le trône de Dieu et Le servent nuit et jour dans Son temple” (7:14). Nul n’est oisif dans Son royaume!

Puisque nous sommes les prêtres de Dieu, nous avons été appointés pour offrir des sacrifices spirituels qui Lui soient agréables. Cette fonction se réfère aussi à notre rôle d'intercesseur pour les autres. Pensez à ce que cela doit signifier en ce qui concerne votre vie de prière. Le sang que le Christ a offert pour nous nous attache maintenant à Son ministère d’intercession pour le monde. Là nous entrons encore plus profondément au coeur de l’amour du Sauveur.

Dans les temps bibliques les Israëlites avaient coutume de se courber, en prière, à l’extérieur du sanctuaire, alors que le sacrificateur plaçait l’encens sur les charbons ardents de l’autel doré (Luc 1:8-10). Le feu qui brûlait l’encens provenait de l’autel de bronze où le sacrifice avait été offert. Leurs prières se mélangeaient donc avec le nuage de fumée qui s’élevait et formait ainsi une belle expression de la foi et de l’assurance du sang versé.

C’est encore le cas aujourd’hui. Dans le symbolisme du temple révélé dans l’Apocalypse, il y a dans les cieux un autel d’or sur lequel l’encens est offert avec la prière des saints (Apocalypse 8:3-4; cf. 5:8). Nous pouvons assumer à partir de cette image mystique que le feu qui fait s’élever l’encens a été pris à l’autel où Christ a donné Son sang. C’est là où notre volonté est consumée dans la Sienne, que la prière trouve son but final.

Notre saint office comporte aussi une autorité royale et son exécution. Cette haute fonction nous fait penser qu’un jour nous régnerons avec Lui dans Son royaume (22:5; cf. 20:4; Luc 22:29). Cette fonction implique la puissance et les suprêmes honneurs. Cela peut nous paraître quelque peu étrange, à nous, pour le moment, alors que nous sommes étrangers dans ce monde qui a rejeté Christ, mais le jour vient où chaque genou fléchira devant Lui, et Ses ennemis seront un marchepied devant Lui (Hébreux 10:12-13). Rappelez-vous cela la prochaine fois où vous vous sentirez découragés. Un roi doit tenir la tête haute et marcher avec une dignité qui convient à son rang royal.

Quoique nous fassions, nous devons donner gloire à Dieu (1 Corinthiens 10:31; Colossiens 3:17). Le seul but de notre existence est de L’adorer et de Le louer. Il n’est pas surprenant que la louange soit le langage du ciel. Il semble que lorsque les coeurs lavés par le sang se trouvent dans la plénitude de Sa présence rien d’autre n'est approprié.

Il y a quelques temps j’ai remarqué une inscription sur la porte d’une église: “Entrez dans Ses portes avec reconnaissance, dans Ses parvis avec la louange!” (Psaume 100:4). J’ai été immédiatement impressionné par l’appel du psalmiste. Il est vrai que nous devrions toujours entrer dans une église avec joie et en adorant. Je me suis alors souvenu que ces mots se référaient aux “brebis du troupeau” que l’on menait par les portes de Jérusalem à l’intérieur des cours du temple. Là elles devaient être offertes en sacrifice sur l’autel de Dieu. C’était là la seule raison pour laquelle elles entraient dans la maison de Dieu.

En fait Il parle de nous. Nous sommes les brebis de Son pâturage (100:3). La seule façon pour nous d’entrer dans Son saint temple est de nous offrir comme sacrifices vivants sur l’autel de Christ. N’est-ce pas là un culte raisonnable de notre part à tous? Et pourtant dans cet abandon nous trouverons la plénitude de Sa joie et la bénédiction de Sa présence en nous.

A celui qui sera vainqueur, Et qui me glorifie,

Je donnerai, dit le Seigneur, Au ciel l’arbre de vie!

Un caillou blanc, un nom nouveau, Et la manne cachée,

Lui seront donnés par l’Agneau, Sa promesse est scellée.

Revêtu d’un vêtement blanc, Resplendissant de gloire,

Sera celui qui par le sang Remporta la victoire!


Avec Christ, celui qui vaincra S’assiéra sur son trône,

Et de Ses mains il recevra L’immortelle couronne.

—Mlle A. Humbert


Pourquoi la purification par le sang est-elle si intimement associée au service de Dieu? Qui est le serviteur en mission? Apocalypse 1:5; 7:14-15.

Lisez le récit du sacrifice et de la prière dans 1 Samuel 7:7-10. Expliquez la pratique de présenter un sacrifice en demandant le secours de Dieu.

Pourquoi une entière consécration est-elle la seule réponse raisonnable à la grâce de Christ? Romains 12:1-2; Galates 2:20.



LE TRIOMPHE DE L’EGLISE


Invoquer la puissance du sang devant Dieu nous amène à clamer sa puissance devant les hommes. Nous ne pouvons oser divorcer notre position envers le ciel de notre témoignage sur cette terre. Le sang qui nous a appelés vers Dieu appelle tout le monde à venir à Lui. Garder pour nous le message de l’Evangile du salut c’est en fait répudier sa mission. Car Dieu a donné Son Fils pour le monde entier, et Il nous demande d’aller et de proclamer son histoire à ceux qui ne l’ont pas entendue. Si nous ne répandons pas la Bonne Nouvelle Dieu nous tiendra pour responsable du sang de ceux qui sont morts dans leurs iniquités (Ezéchiel 3:18; 33:4,6,8; cf. Actes 20:26).

Ce témoignage que nous devons donner ne doit pas être confondu avec les appels et les dons particuliers à l’intérieur du corps de Christ. Que nous soyons pasteur, agriculteur, épouse au foyer, là n’est pas la question. Ce qui est important c’est de nous soumettre à l’appel de Dieu pour nous et de Le servir avec les dons qu’Il nous a donnés. Bien que les formes de ministères varient d’une personne à l’autre, nous sommes tous engagés dans l’oeuvre de Celui qui nous a rachetés par Son sang.

Il y aura des épreuves. L’Evangile de la grâce de Dieu fait toujours face à l’opposition des fières puissances de ce monde mauvais. Toutes les armées des ténèbres seront liguées contre l’Eglise, et ces forces sataniques cherchent toujours à détruire notre témoignage. Aussi longtemps que nous serons dans ce corps de chair nous serons engagés dans une sainte guerre.

Mais l’Eglise militante va vers le triomphe. La mort de Christ a détruit les oeuvres de Satan (1 Jean 3:8; Hébreux 2:14). Satan est un ennemi vaincu. Le malin suprême est jeté à terre. En décrivant la conquête, Jean a dit: “Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage” (Apocalypse 12:11).

La victoire est dans le sang, et elle prend place lorsque Sa Parole est proclamée par une église prête à mourir pour Christ. Un tel engagement ébranle les portes de l’enfer et, en fin de compte, surmonte tout obstacle dressé contre l’évangélisation du monde. Alors le royaume sera établi avec le glorieux retour du Seigneur (Matthieu 24:14).

Avons-nous perdu une partie de notre vision, et sommes-nous moins engagés? Dans notre opulence, n’avons-nous pas plutôt pris les bénédictions au bénéfice du sang sans accepter ce qu’elles impliquent? S’il en est ainsi, nous devons nous réjouir de l’adversité. Peut-être que si nous connaissions mieux l’âpreté des combats nous nous réjouirions plus de la victoire qui nous est promise. Ou bien est-ce le contraire? Si nous avions une vision plus précise de la victoire finale de l’Eglise, nous ne craindrions pas autant à quel prix nous devons l'obtenir.

Mais nous pouvons être certain de cela: quoiqu'elle demande, la mission de l’Evangile sera exécutée. L’Apôtre nous l’a décrite dans une vision céleste: “Voici une grande foule que nul ne pouvait compter, de toutes nations, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches et des palmes à la main” (Apocalypse 7:9). Ils chantaient les louanges de l’Agneau.

A partir de cette description nous voyons clairement qu’un jour l’Evangile de Christ sera entendu de toutes les extrémités de la terre. Tous les humains qui croient en Christ seront rassemblés de partout pour une grande réunion dans le ciel. Leurs noms auront été écrits dans le Livre de Vie (Apocalypse 3:5; 20:12; 21:27; 22:19; cf. Luc 10:20; Daniel 12:1; Exode 32:33). Ce qui était dans la pensée de Dieu avant la création des mondes sera enfin révélé à ce moment là à la lumière de Celui qui est plus brillant que le jour (Apocalypse 13:8; 17:8; Ephésiens 1:4).

Alors, dans la gloire de Christ, l’Eglise se joindra aux armées célestes pour adorer l’Agneau mis à mort pour les pécheurs. Nous connaîtrons beaucoup mieux alors ce que cela veut dire, et nous serons beaucoup mieux capables d’exprimer nos louanges. Mais le témoignage, dans les cieux, sera le même qui assure notre salut sur la terre - c’est le sang - le précieux sang du Fils éternel qui a donné Sa vie pour nous afin que nous vivions, à jamais, notre vie avec Lui.


Seigneur, que n’ai-je mille voix

Pour chanter Tes louanges,

Et faire monter jusqu’aux anges

Les gloires de Ta croix.


Désormais, je n’ai plus d’effroi,

Aucun mal ne m’accable;

Ton sang rend pur le plus coupable;

Ton sang coula pour moi.

— Charles Wesley, traduit par R. Saillens


Pourquoi le sang nous appelle-t-il a évangéliser? Que va-t-il arriver si nous n’acceptons pas notre responsabilité envers les autres? Ezéchiel 33:4-8. Que veut dire Paul quand il déclare qu’il est pur du sang de tous? Actes 20:26.

Comment l’Eglise triomphera-t-elle, en fin de compte, de toutes les puissances des ténèbres? Apocalypse 12:11. Comment voyez-vous votre propre ministère à la lumière des ministères enseignés par Jésus aux apôtres?

Méditez sur la bénédiction de Hébreux 13:20-21.


Quand je contemple cette croix

Où Tu mourus, Prince de gloire,

Combien mon orgueil d’autrefois

M’apparaît vain et dérisoire.


O mon Sauveur, ne permets pas

Qu’en aucun bien je me confie,

Sauf dans le sang que Tu versas

Pour que Ta mort devint ma vie.


Vit-on jamais amour si grand

S’unir à douleur plus extrême,

Et l’épine, au front d’un mourant,

Resplendir comme un diadème?


Je voudrais T’apporter, Seigneur,

Tout l’univers en humble offrande;

Mais voici ma vie et mon coeur:

C’est ce qu’un tel amour demande.

—Isaac Watts, traduit par R. Saillens

Etablis . . . pour faire paître l’Eglise du Seigneur, qu’Il

s’est acquise par Son propre sang.

— Actes 20:28





LA CONCLUSION


Notre étude sur le sang n’est en aucune façon terminée, mais au moins nous avons entamé le sujet. Il y a sans doute de nombreux aspects de cette vérité que nous avons survolés et qui demandent plus de recherches et de clarification. Mais avant de finir ce livre je voudrais conclure avec quelques observations.


1. Le sang de la race humaine, en fin de compte, va à la croix et en découle. Chaque goutte de sang dans les veines d’un homme, et cela depuis l’origine des temps, parle de la vie que le Fils de Dieu a donnée pour nous. En dehors de ce fait indiscutable, historiquement, notre vie, notre destin n’auraient aucune valeur.


2. Magistralement, c’est le sang de la mort expiatoire de Christ qui donne un sens à Sa vie sur la terre. Son incarnation avait pour but Son sacrifice qui donne le pardon. Ses expériences, depuis Son enfance jusqu’à Sa maturité, ont une valeur en ce qu’elles démontraient dans une personnalité humaine la réalité de Sa nature sans péché - un Agneau sans défaut et sans tache. La résurrection, l’ascension et le règne céleste de Christ ont une importance infinie, car ce même Sauveur triomphant est mort un jour pour nos péchés.


3. Le sang de Christ révèle le caractère éternel de Dieu. Le Fils a été mis à mort dans le coeur de Dieu avant la fondation du monde. Ce qui est arrivé à la croix avait déjà été accompli dans les conseils suprêmes de l’éternité. C’est la nature de Dieu d’aimer de cette façon. Le sang a simplement fait connaître, au temps voulu, la perfection qui est un trait de Dieu toujours vrai. Si nous voulons savoir qui est Dieu, il nous faut regarder au Calvaire. Là nous trouvons la claire révélation du coeur de Dieu.



4. Le sang versé prouve que Dieu ne prend pas le péché à la légère. Sa sainteté demande que tout ce qui est impur meure. Sa justice ne fait aucune exception. En conséquence, Christ a été mis à mort. Bien qu’Il ait été sans faute, Il S’est identifié à nous, et Il a subi notre jugement. S’il y avait eu une autre façon d’obtenir notre salut nous pouvons être certains que Dieu l’aurait utilisée. Mais c’était la seule façon.


5. En fin de compte, le sang de Christ répond complètement et de façon définitive au problème de l’homme qui périt. Jésus a accepté, dans Son corps, le châtiment de nos péchés. Il a tout payé. Quelle que soit l’explication théologique que nous cherchions pour cela, le fait est que cela a eu lieu. Son acte d’amour a brisé l’esclavage de la mort et de l’enfer. Il a fait une expiation parfaite pour la race humaine. Pour chaque coeur qui croit, Son sang offre maintenant un salut complet et gratuit.


6. Le sang nous amène à un point de crise où nous devons prendre une décision. En contemplant le sanglant Agneau de Dieu, chaque homme doit, en toute honnêteté, se poser la question: Pourquoi? Le sang demande une réponse. Et de notre réponse dépend la destinée éternelle de notre âme.


7. Le sang n’admet aucun compromis. C’est clairement une vie offerte totalement à Dieu. Un engagement avec réservations ne pourra jamais être réconcilié avec le sacrifice de Celui qui a tout donné pour nous. C’est seulement lorsque nous apprenons le principe de la mort à nous-mêmes que nous pouvons expérimenter la plénitude de Sa vie. L’effusion de l’Esprit arrive de l’autre côté de la croix. Notre compréhension de ce qu’Il demande de nos vies s’approfondira alors que nous grandirons en Lui, mais nous devons toujours être prêts à obéir à tout ce que nous savons de Sa volonté. Dans ce contact quotidien de l’obéissance totale nous connaissons le triomphe constant de Sa résurrection.


8. Nos vies doivent porter témoignage envers le sang. Se mettre au bénéfice du sang veut dire que nous acceptons Sa mission. De la même façon dont Jésus a donné Son sang pour sceller l’Evangile Il nous envoie aussi pour le proclamer. Notre mandat couvre le monde entier. Par ce ministère nous sentons que


notre vie a un nouveau sens. Chaque tâche devient plus excitante. Quoique nous fassions, nous sommes les messagers de la Bonne Nouvelle.


9. L’Evangile du sang sera toujours une offense pour ce monde. Quelquefois il va même jusqu’à provoquer l’hostilité. Evidemment certaines personnes agissent ainsi car elles ne connaissent pas ce qu’il signifie, elles n’ont pas vraiment l’intention de rejeter la vérité qu’il présente. En dépit de cela, en toute justice, nous devons admettre que le sang ne peut en aucune façon être rendu compatible avec la sagesse égoïste de l’homme. Il déclare que les réalisations humaines ne sont que vanité. Ceux qui s’en- orgueillissent de la valeur de leur propre bonté vont automatiquement voir le sang comme une pierre d'achoppement. D'autres vont considérer la religion comme n’étant que de beaux idéaux sans rapport avec les réalités de la vie et vont considérer la croix comme une folie. Nous devons faire face à cette réalité: l’homme fier s’irrite de ce que le sang de Christ témoigne de sa propre insuffisance!


10. Mais ceux qui ont épuisé toutes les ressources humaines vont entendre le message du sang de Christ avec des larmes dans les yeux et un chant de louange dans le coeur. Il est le témoin de la grâce divine. Quand nos coeurs sont brisés et que la grâce est notre seul espoir, le sang de Christ est alors perçu comme étant la sagesse, la puissance et la gloire de Dieu.


Il y a la légende d’un homme riche qui cherchait à entrer dans le ciel. Alors qu’il se trouvait à la porte, un ange lui a demandé le mot de passe. Le monsieur bien habillé a alors répondu: “J’ai donné généreusement aux oeuvres de l’Eglise. Nul ne contesterait ma moralité. Je suis respecté partout au milieu des hommes. J’ai certainement gagné une place au paradis.”

Mais l’ange lui a répondu: “Ce n’est pas le mot de passe, vous ne pouvez entrer!”

Alors que le bienfaiteur célèbre était renvoyé, un autre homme d’apparence distinguée a frappé à la porte du ciel. Il a été sommé par l’ange de donner le mot de passe et il a répliqué: “J’ai servi le Seigneur. J’ai été pasteur. J’ai réalisé en Son nom de grands projets. Des institutions très bien connues m’ont donné des décorations. Je mérite la faveur du ciel.”

Mais l’ange a répondu: “Ce n’est pas le mot de passe. Vous ne connaissez pas le Roi!”

A peine avait-on chassé cet homme qu’une vieille femme s’est approchée de la porte. Son corps était tordu par des années de labeur. Mais ses yeux pétillaient et son visage rayonnait. L’ange lui a demandé le mot de passe et elle a levé les mains en chantant:


“Le sang, le sang est ma défense!

Alléluia, Il m’a lavé,

Alléluia, Il m’a lavé!"


Immédiatement les portes du ciel se sont ouvertes toutes grandes et l’âme de cette chère soeur est entrée dans la cité céleste, alors que les choeurs se joignaient à son chant.

La théologie de cette histoire est peut-être un peu simpliste, mais ce qu’elle veut prouver reste vrai. Quand tout a été dit, nous pouvons seulement prétendre entrer au ciel grâce au sang de Jésus-Christ. Il est le mot de passe pour entrer en la présence de Dieu maintenant et pour toujours.


Qui sont ces gens au radieux visage

Que, par delà les flots tumultueux,

Je vois là-bas sur le rivage

S’assembler pour monter aux cieux?

Des palmes à la main et couronnés de gloire,

Ils vont chantant le cantique nouveau:

"Heureux qui par la croix

Remporta la victoire,

Lavé dans le sang de l’Agneau!